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Jeudi 7 juin 2007

Cela faisait très exactement dix ans que je n’avais pas mis les pieds dans le célèbre quartier d’Akihabara, Akiba, pour les intimes, à Tokyo, et je dois dire que cela a pas mal changé. A l’origine spécialisée dans les magasins d’électronique, cette partie de la ville s’est petit à petit muée en paradis de l’otaku. Il suffit de lever les yeux pour tomber sur des boutiques de vêtements de cosplay, c’est-à-dire des panoplies dérivées de héros de manga, dessins animés ou jeux vidéo. Ce look ringard se retrouve d’ailleurs dans les rues où des maids (soubrettes) n’éprouvent aucun ridicule à déambuler de la sorte. Autour d’elles : la gente masculine des neuneus, ainsi qu’une partie des filles bas du front qui se retrouvent dans cet accoutrement et tout un tas de curieux dont nous faisions partie. Bon d’accord, on se demande aussi pourquoi certains sont là : comme ce vieil homme qui faisait des exercices d’assouplissement debout sur la route.

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Les neuneus, appelés Akiba-kei, se reconnaissent très aisément. Ils ont le front huileux, un début de calvitie, un catogan, des lunettes, une chemise à carreaux, un sac à dos et donnent vraiment l’impression de par leur rictus coincé qu’ils profitent d’une permission donnée par leur psychiatre traitant pour faire une cure de niaiserie.

 

Les soubrettes se retrouvent à tous les coins de rue et la plupart d’entre elles distribuent des dépliants vantant des salons de café tenus par des créatures de leur espèce où le client est accueilli comme un époux rentrant du travail par une voix de crécelle émanant d’une servante cucul. Certaines refusent qu’on les prenne en photo. A notre approche, celle en jaune aperçut mon appareil (photo) dont l’obturateur couvrait néanmoins l’objectif et prise de panique se réfugia derrière un pylône alors que je demandais à la deuxième la permission pour prendre un cliché. Elle refusa et nous poursuivîmes notre route pendant que l’autre sortait timidement de sa cachette ! Tout cela n’est-il pas un peu paradoxal ? De toute façon, j’avais au préalable immortalisé la scène de dos (^_^)Y.

 

D’un goût plus douteux encore dont seul le Japon a le secret, nous tombâmes aussi sur des pseudo nonnes.

 

Vous l’aurez compris : Akihabara représente un repère de fous au même titre que Harajuku et Shibuya.

par Ludo publié dans : Sorties et voyages
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