Mercredi 8 juin 2005
L’été a démarré officiellement le 1er juin et déjà le thermomètre dépasse les 26 degrés. Les deux mois de temps agréable, avril et mai, ont semblé bien courts. L’effroyable mousson et l’infernale canicule approchent. Comme chaque année, je vais pester contre la chaleur démentielle qui caractérise ce pays en cette période de l’année. Contrairement à l’hexagone, les températures estivales nipponnes ne dépassent que rarement les 30 degrés. Cependant le taux d’humidité très élevé contrebalance le tout. 30 degrés et 95% d’humidité équivalent en mon sens à un bon quarante degrés.
Le combat contre un tel climat semble futile :
- Cela ne sert à rien d’aller à l’ombre vu qu’il y fait aussi chaud.
- Les ventilateurs démontrent toute leur inutilité en plein milieu de l’été quand ils ne brassent que de l’air chaud.
- Prendre une douche fait du bien mais dix minutes après, on se remet à transpirer comme si on ne s’était jamais séché.
- Ouvrir les fenêtres ne sert qu’à faire rentrer plus d’humidité.
- Un bout de pain laissé sur une table moisit dans la journée.

Heureusement certains outils permettent de ne pas fondre :
- Les éventails ne servent tels quels qu’au début de l’été, quand l’humidité commence à peine à se faire sentir, plus tard ils demeurent aussi inefficaces que les ventilateurs.
- Les hommes ont créé un aliment épatant qui s’appelle « glace » et un breuvage génial qui s’appelle « eau minérale fraîche ». Les deux se prennent souvent après une bonne douche froide.
- La climatisation enfin, reste la meilleure arme. Véritable divinité du logis, on ne la quitte que pour des questions de vie ou de mort. Sortir n’a de sens que si l’on peut se réfugier sous une autre climatisation.
A ce propos tout retour en son sein démarre obligatoirement par le même cérémonial :
- Oter tout vêtement après s’être aspergé le visage d’eau et avoir bu un litre de boisson vitaminée
- Se placer sous l’arrivée d’air frais tout en agitant frénétiquement un éventail
- Beugler des phrases du genre « quelle chaleur de mutants ! » ou « temps de tarés ! »
- Se féliciter du fait que la fenêtre de son appartement n’est visible de personne.
Evidemment je ne peux répéter l’opération sur mon lieu de travail. Sur une décision stupide du rectorat, les écoles de ma zone académique ne sont autorisées à actionner l’air conditionné qu’à partir du premier juillet. Bien sûr, tout le monde se plaint du fait qu’il fait déjà très chaud en juin mais rien n’y change. De toutes manières, la mise en marche de la climatisation ne s’applique qu’à la salle des professeurs. Les salles de classe ne demeurent que rarement équipées. Ainsi, enseigner dans une pièce aussi étouffante qu’un sauna dans lequel on serait contraint de porter un anorak, relève de la pure folie. Les gamins affichent une vitalité digne d’une tortue sous Valium et je ne parle pas des effluves insupportables de sueur. J’oubliais : si l’usage des éventails est permis par les profs dans la salle des profs, il n’en est rien pendant les cours. Pour résumer, les élèves comme les enseignants peuvent mourir de déshydratation, tout le monde s’en fout.
Pour en revenir aux éventails, j’ai remarqué leur usage à double tranchant en compagnie de mon voisin. Un deuxième effet Kiss Cool, si vous préférez.
Comme je l’avais évoqué auparavant, celui-ci refoule puissamment du bec. D’ailleurs la chaleur parait en décupler la toxicité. Je pensais que l’arrivée de l’été allait m’offrir une alternative à la pose anti-gaz, grâce à l’éventail. Le problème c’est que cela ne marche que dans un sens, quand le mouvement de poignet s’effectue vers le bas ou la gauche. Dans l’autre, toutes les odeurs nauséabondes que j’essayais de fuir me reviennent d’un seul coup en pleines narines. J’en suis donc venu à appliquer plus de force dans un sens que dans l’autre, dans un mouvement assez bancal.
Le combat contre un tel climat semble futile :
- Cela ne sert à rien d’aller à l’ombre vu qu’il y fait aussi chaud.
- Les ventilateurs démontrent toute leur inutilité en plein milieu de l’été quand ils ne brassent que de l’air chaud.
- Prendre une douche fait du bien mais dix minutes après, on se remet à transpirer comme si on ne s’était jamais séché.
- Ouvrir les fenêtres ne sert qu’à faire rentrer plus d’humidité.
- Un bout de pain laissé sur une table moisit dans la journée.

Heureusement certains outils permettent de ne pas fondre :
- Les éventails ne servent tels quels qu’au début de l’été, quand l’humidité commence à peine à se faire sentir, plus tard ils demeurent aussi inefficaces que les ventilateurs.
- Les hommes ont créé un aliment épatant qui s’appelle « glace » et un breuvage génial qui s’appelle « eau minérale fraîche ». Les deux se prennent souvent après une bonne douche froide.
- La climatisation enfin, reste la meilleure arme. Véritable divinité du logis, on ne la quitte que pour des questions de vie ou de mort. Sortir n’a de sens que si l’on peut se réfugier sous une autre climatisation.
A ce propos tout retour en son sein démarre obligatoirement par le même cérémonial :
- Oter tout vêtement après s’être aspergé le visage d’eau et avoir bu un litre de boisson vitaminée
- Se placer sous l’arrivée d’air frais tout en agitant frénétiquement un éventail
- Beugler des phrases du genre « quelle chaleur de mutants ! » ou « temps de tarés ! »
- Se féliciter du fait que la fenêtre de son appartement n’est visible de personne.
Evidemment je ne peux répéter l’opération sur mon lieu de travail. Sur une décision stupide du rectorat, les écoles de ma zone académique ne sont autorisées à actionner l’air conditionné qu’à partir du premier juillet. Bien sûr, tout le monde se plaint du fait qu’il fait déjà très chaud en juin mais rien n’y change. De toutes manières, la mise en marche de la climatisation ne s’applique qu’à la salle des professeurs. Les salles de classe ne demeurent que rarement équipées. Ainsi, enseigner dans une pièce aussi étouffante qu’un sauna dans lequel on serait contraint de porter un anorak, relève de la pure folie. Les gamins affichent une vitalité digne d’une tortue sous Valium et je ne parle pas des effluves insupportables de sueur. J’oubliais : si l’usage des éventails est permis par les profs dans la salle des profs, il n’en est rien pendant les cours. Pour résumer, les élèves comme les enseignants peuvent mourir de déshydratation, tout le monde s’en fout.
Pour en revenir aux éventails, j’ai remarqué leur usage à double tranchant en compagnie de mon voisin. Un deuxième effet Kiss Cool, si vous préférez.
Comme je l’avais évoqué auparavant, celui-ci refoule puissamment du bec. D’ailleurs la chaleur parait en décupler la toxicité. Je pensais que l’arrivée de l’été allait m’offrir une alternative à la pose anti-gaz, grâce à l’éventail. Le problème c’est que cela ne marche que dans un sens, quand le mouvement de poignet s’effectue vers le bas ou la gauche. Dans l’autre, toutes les odeurs nauséabondes que j’essayais de fuir me reviennent d’un seul coup en pleines narines. J’en suis donc venu à appliquer plus de force dans un sens que dans l’autre, dans un mouvement assez bancal.






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