Les gémissements de mon estomac commençant à rivaliser avec les martèlements des tambours du Sri Lanka, je pénétrai dans le pavillon népalais tout proche pour y déjeuner. Un petit temple doré était disposé au centre de la salle. Le gouvernement de ce petit pays himalayen ne possédant pas les finances nécessaires au rapatriement de cette infrastructure, elle sera vendue au plus offrant à la clôture de l’Expo. L’idée m’a effleuré l’esprit mais dans mon quarante et quelques mètres carré et à moins de remporter la cagnotte de l’Histoire au loto, je ne vois pas comment je pourrais acquérir cette construction.
Mon ventre hurlant famine, je coupais court à toute pensée superflue pour me ruer vers le restaurant. Je constatai alors que les plats présentés étaient exactement les mêmes que ceux offerts à DeLaFantasia mais à un tarif plus fort. Je commandai un poulet tandoori (600 yens la cuisse) et suivant les conseils de MP qui s’y était déjà rendu début mai, je pris une bière de l’Everest (600 yens le verre). Comme toutes les places assises étaient prises, je sortis et me posai sur un banc au soleil. Au moment où je me désaltérais le gosier de cette divine cervoise, je ris du fait que j’absorbais de l’alcool pendant les heures de travail. Rassasié, je retournai au frais pour lécher les vitrines des boutiques du pavillon.
Convivial, simple et authentique, le bâtiment du Népal m’a laissé le meilleur souvenir.
A suivre...







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