15h15
Je reprends le petit train de campagne. A cette heure-ci, on n’y trouve que trois petits vieux. Plusieurs minutes plus tard,
j’effectue un changement et prends place dans un express digne de ce nom.
15h35
La fatigue me tombe dessus d’un coup. J’avoue ne pas trop la ressentir à l’issue d’une journée normale de cours (ce qui n’arrive jamais dans la mauvaise école du lot) mais après avoir passé un certain temps dans un transport en commun et sachant que je n’ai pas encore dépassé la moitié du trajet, mes paupières deviennent subitement très lourdes.
15h55
Le train s’arrête à la station Truc et un flot de passagers annonçant le retour à la civilisation pénètre subitement dans la rame et me sort de la léthargie profonde qui me fait plutôt mal au cou. Sans m’en rendre compte, ma tête subit les lois de la pesanteur mais résiste bravement. Quelques moments d’absence et elle sombre en avant mais un réflexe un peu tardif la remet en place. Ce mouvement de balancier doit être assez hilarant aux yeux des usagers puisqu’il n’est pas rare que certains sourient dès que je me réveille pour de bon. Un peu hagard, je sais que je dois impérativement garder l’œil ouvert pendant les cinq minutes qui vont suivre.
16h00
Comme toujours, Il est là, fidèle au poste, le doigt pointé en avant. Je croyais qu’il montrait de l’index le train mais après avoir vu la scène de la dernière voiture, il apparaît qu’il garde la pose même après le passage de l’express. Je ne me lasse jamais de ce spectacle et c’est toujours avec beaucoup de mal que je tempère mes rires.
16h35
Je suis enfin rentré à la maison. Contrairement à l’année dernière, Naoko m’attend. Il n’y a pas à dire, c’est le meilleur moment de la journée.
Il faut bien l’admettre : depuis l’acquisition de la Nintendo DS l’année dernière, aucun jeu sur cette machine n’est parvenu à me divertir sérieusement (paradoxal non ?). Certes les exercices de QI et consorts demeurent assez amusants mais l’intérêt retombe très vite au bout de quelques jours.
J’attendais donc le dernier Zelda avec impatience. Cette saga fut toujours synonyme de plaisir de jeu.
Reprenant l’aspect visuel de The Wind Waker sur Gamecube, Phantom Hourglass surprend par sa gestion de la 3D. Certes les polygones sont très visibles, mais pour de la DS, le résultat est remarquable.
Cet épisode se démarque de tous les autres par ses contrôles, puisque toutes les actions s’effectuent au moyen du stylet sur l’écran tactile. Vous désirez déplacer le personnage vers le haut ? Il suffit de poser le stylet sur le haut de l’écran. S’il est posé loin du personnage, celui-ci se mettra à courir. Les combats fonctionnent sur le même principe. On peut soit donner des coups d’épée au hasard en « traçant » des traits sur l’écran ou verrouiller une cible en la sélectionnant. On jurerait manipuler une souris de PC.
Parfois, le jeu vous demandera d’utiliser le micro interne de la console, pour éteindre des bougies notamment en soufflant dessus. On ne peut que saluer cette initiative assez originale même si cela semble un peu gadget. Les Japonisants peu à l’aise avec les kanji seront ravis d’apprendre qu’à tout moment on peut faire apparaître la lecture d’un mot en « cliquant » dessus.
Après plusieurs heures de jeu, on en arrive pourtant à un constat décevant : toutes les routines apparues dans les autres Zelda ont été réutilisées ici (toujours les mêmes outils, les mêmes
bruitages, le même déroulement de l’histoire dans les grandes lignes) et le fait de reprendre un donjon (celui en temps limité) plusieurs fois à partir du début s’avère vraiment fastidieux. Cet
épisode semble avoir été fait pour les joueurs occasionnels qui n’accordent que peu de temps à leur console. On peut sauvegarder en effet à tout moment, y compris dans les donjons puisque les
dernières portes déverrouillées sont prises en compte (à l’exception des niveaux en temps limité bien sûr). Du coup les énigmes ne sont pas bien longues et les villages à explorer ne comportent
que peu de bâtisses. Cela manque singulièrement de profondeur.
Malgré une belle réalisation, Phantom Hourglass n’apporte pas la fraîcheur escomptée. Dommage, tous les ingrédients étaient réunis pour en faire un bijou…
Je raffole des yatsuhashi 八橋, ces triangles de pâte de riz fourrés au anko, saupoudrés de cannelle et spécialités de Kyoto.
Lors de nos deux périples à Nara (pas très loin de Kyoto donc) à un mois d’intervalle, nous profitâmes d’un détour à une
boutique de souvenir le long de la rue qui mène à Tôdaiji pour faire le plein. Je fus surpris de voir qu’il en existait à la
fraise et au chocolat tout aussi succulents et que d’autres revêtaient une toute autre forme. Ces derniers étaient en fait cuits et ne renfermaient aucune préparation. Plus durs que des tuiles
(de toit), ils pourraient briser une mâchoire de crocodile. Prudence donc si vous vous jetez dessus (et je ne parle pas du crocodile).
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