Il faut bien l’admettre : depuis l’acquisition de la Nintendo DS l’année dernière, aucun jeu sur cette machine n’est parvenu à me divertir sérieusement (paradoxal non ?). Certes les exercices de QI et consorts demeurent assez amusants mais l’intérêt retombe très vite au bout de quelques jours.
J’attendais donc le dernier Zelda avec impatience. Cette saga fut toujours synonyme de plaisir de jeu.
Reprenant l’aspect visuel de The Wind Waker sur Gamecube, Phantom Hourglass surprend par sa gestion de la 3D. Certes les polygones sont très visibles, mais pour de la DS, le résultat est remarquable.
Cet épisode se démarque de tous les autres par ses contrôles, puisque toutes les actions s’effectuent au moyen du stylet sur l’écran tactile. Vous désirez déplacer le personnage vers le haut ? Il suffit de poser le stylet sur le haut de l’écran. S’il est posé loin du personnage, celui-ci se mettra à courir. Les combats fonctionnent sur le même principe. On peut soit donner des coups d’épée au hasard en « traçant » des traits sur l’écran ou verrouiller une cible en la sélectionnant. On jurerait manipuler une souris de PC.
Parfois, le jeu vous demandera d’utiliser le micro interne de la console, pour éteindre des bougies notamment en soufflant dessus. On ne peut que saluer cette initiative assez originale même si cela semble un peu gadget. Les Japonisants peu à l’aise avec les kanji seront ravis d’apprendre qu’à tout moment on peut faire apparaître la lecture d’un mot en « cliquant » dessus.
Après plusieurs heures de jeu, on en arrive pourtant à un constat décevant : toutes les routines apparues dans les autres Zelda ont été réutilisées ici (toujours les mêmes outils, les mêmes
bruitages, le même déroulement de l’histoire dans les grandes lignes) et le fait de reprendre un donjon (celui en temps limité) plusieurs fois à partir du début s’avère vraiment fastidieux. Cet
épisode semble avoir été fait pour les joueurs occasionnels qui n’accordent que peu de temps à leur console. On peut sauvegarder en effet à tout moment, y compris dans les donjons puisque les
dernières portes déverrouillées sont prises en compte (à l’exception des niveaux en temps limité bien sûr). Du coup les énigmes ne sont pas bien longues et les villages à explorer ne comportent
que peu de bâtisses. Cela manque singulièrement de profondeur.
Malgré une belle réalisation, Phantom Hourglass n’apporte pas la fraîcheur escomptée. Dommage, tous les ingrédients étaient réunis pour en faire un bijou…






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