Après le « O » de otamajakushi, voici le « P » de :
Pourri d’ours
Savez-vous quel est le personnage le plus populaire dans l’archipel à ce jour ?
Doraemon ? Non. Pas assez mignon. Kitty-chan ? Trop inexpressive. Miffy ? Pfff !
La souris en short ? Non. Pire : Winny, l’ourson lent du cerveau !
Je me souviens pourtant que lors de mes premières années dans ce pays en 1995, la bête était loin de recueillir tous les suffrages. Comme pour toutes les modes qui secouent le Japon, on se
demande de quelle manière la sauce prend sans jamais comprendre comment. Pooh-san, comme on le nomme ici, est plébiscité essentiellement par la gent féminine, du jardin d’enfant jusqu’aux
quinquagénaires bien que l’on rencontre quelques cas d’école chez les hommes, ceux-là même qui portent lunettes de soleil, ce qui ressemble à une perruque (mais il parait que non), T-shirt de
Mickey et pantalons roses en ayant une attitude paradoxalement macho…
Le plus souvent on le rencontre sous la forme de grappes de portes-clés qui alourdissent les cartables des collégiennes et lycéennes. Après quelques mois, le jaune vif passe à la couleur d’une bouse de vache malade, mais elles n’oseraient les retirer par fanatisme kawaiiste.
Que trouvent-ils donc tous à cette empotée de bestiole incapable de déblatérer plus de cinq mots en vingt secondes et insensible à toute
pudeur ? Cet amateur crétinisant de tarte aux concombres miel ne ressent aucune honte et se déplace sans arrêt dans le plus simple appareil. Bon d’accord, il porte un T-shirt (qu’il
aurait emprunté à Superman… A moins que ce ne soit Superman qui lui ait piqué son slip…), mais cela ne m’ôtera pas de l’idée qu’il s’agit d’un pervers de la pire espèce. D’ailleurs, retirez le
« h » final de « pooh » et cela signifie « étron »… Les abeilles que l’on aperçoit en sa compagnie seraient en réalité des mouches.
Les ventes de produits dérivés « ours naturiste qui sent mauvais » dépasserait en bénéfice celles combinées de Mickey, sa rongeuse
de concubine, son ami le canard sans slip, son autre ami le chien avec des vêtements, et du chien sans vêtements, son esclave. Si vous voulez mon avis, la clientèle japonaise en est pour une
grande partie responsable. Navrant…
A suivre...






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