Pour Info

Oui d'accord, c'est écrit tout petit mais ce n'est pas une raison pour l'ignorer. Tout commentaire lié à ces critères, au rap, à Michel Drucker et à la défense des pigeons ne sera pas publié.
Une idée? Un conseil? Rendez-vous dans la
boite à idées ! Pour une explication des différentes rubriques, rendez-vous ici.




608.613
visiteurs et
2.541.670
pages parcourues
depuis le 8 mars 2005
 9  personne(s) exceptionnelle(s) actuellement en ligne.

1180 articles parus ou en attente de parution
101 en préparation


Calendrier

Août 2005
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Samedi 13 août 2005

Si vous faites partie de ceux qui ressentent subitement l’envie d’acheter une brosse à dents un dimanche à quatre heures du matin, alors les combini sont pour vous. Contraction japonaise de l’anglais convenience store, leur nombre dans l’archipel dépasse largement celui des paparazzi à Monaco. Rien que pour l’enseigne Lawson, on ne compte pas moins de 8000 boutiques dans le pays. Les combini appartiennent tous à des chaînes, ce qui les différencie des épiciers parisiens schématiquement appelés « l’arabe du coin ». La franchise Lawson fut créée aux USA par un laitier mais le nom fut racheté plus tard par des Japonais. Aujourd’hui la marque n’existe plus au pays de la souris en short.

Que trouve t’on donc dans une telle échoppe à part des brosses à dents ? Des journaux, des boissons alcoolisées ou non, des biscuits, des produits laitiers, des surgelés, des glaces, des plats instantanés comme préparés, et dans une moindre mesure des détergents, des jeux vidéo et des DVD. En somme, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un mini supermarché.

 
Image Hosted by ImageShack.us

 

 

Les parents de ma bien aimée tenant un tel commerce et celle-ci y travaillant quatre jours par semaine, j’ai pu profiter d’une visite guidée jusque dans l’arrière-boutique.

Ce lieu de repos sert aussi d’entrepôt et renferme une chambre froide et des écrans reliés aux caméras de surveillance. Un miroir sans tain permet aussi de suivre de plus près les clients douteux. Juste à côté, une fiche en plastique montre la tenue correcte à adopter face à la clientèle : ongles propres, visage bien rasé, cheveux bien coiffés etc. Ainsi si vous avez un piercing à la lèvre, des dreadlocks et un tatouage sur le bras, vous n’avez aucune chance d’être embauché. Démarrez plutôt une carrière en tant que sosie de Lenny Kravitz.

Les directives très autoritaires de la maison mère tiennent d’ailleurs dans un ouvrage détaillé de plusieurs centimètres d’épaisseur. On y montre les formules de politesse à adopter dans telle ou telle situation, la façon de rendre la monnaie etc. Aux dires de Naoko, tout le personnel déteste ce paternalisme d’entreprise d’un autre âge, mais, Japon oblige, tout le monde obéit aux ordres, comme quoi le passé militaire est toujours resté dans les mœurs que ce soit à l’école ou à l’entreprise.

Le combini, pratique et indispensable aux yeux des clients reste un véritable enfer pour ses responsables. Ouvert 365 jours par an, et 24 heures sur 24, il n’autorise aucun congé. Par exemple, le père de Naoko démarre sa journée à 18h et la finit le lendemain à 13h. Le droit du travail semble plutôt anecdotique.

Dans un établissement classique, le ménage est fait deux fois par jour mais, par souci stakhanoviste,  il est fait quatre fois ici. De plus les employés gratifient les acheteurs de formules qui ne figurent pas dans le manuel. En plus des phrases habituelles, ils ajoutent ce petit plus amical qui fait toute la différence : « bonne journée à votre travail », « faites attention sur la route » etc. Tous ces efforts ont conduit à rendre ce commerce familial très populaire. Dommage que la joie de la clientèle ne se manifeste pas de manière plus ostensible. 

C’est pourquoi, la prochaine fois que vous vous rendez dans un convenience store, ne vous comportez pas comme la plupart des gens qui, avec une mine de gardien de prison, vont et viennent sans un mot. Veillez à sourire et à remercier la personne à la caisse, ça fait toujours plaisir.


Image Hosted by ImageShack.us

 


NB : le titre fait référence à la fausse pub des Nuls sur un commerce de proximité parisien « Hassan Céhef, c’est possible ».

 
par Ludo publié dans : Ougl
commentaires (12)   
Blog : Blogzine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus