Qui dit été japonais, dit forcément feux d’artifice. Après un barbecue copieux où citrouilles, champignons, porc, poulet, crevettes, sardines et coquilles Saint Jacques passèrent l’épreuve du feu, Naoko et moi-même revêtîmes une tenue de circonstance (nous reviendrons prochainement sur ces habits) avant de nous rendre sur les bords de la rivière Kisogawa. Frontière naturelle entre les préfectures d’Aichi, où se trouve Nagoya, et de Gifu, où se trouve euh… Gifu, elle accueille chaque année une pluie de joies pyrotechniques. Si le rythme reste moins soutenu qu’en France, la durée du spectacle surpasse tout ce que j’ai pu voir jusque là. En deux heures, le contribuable peut voir une partie de ses impôts partir en fumée dans le ciel. En effet, aux dires de Naoko, chaque fusée vaut son pesant d’or. C’est pourquoi les municipalités des deux côtés de la rivière joignent leurs efforts. Cela en vaut pourtant la chandelle, disons une très très grosse chandelle pour ce prix là.
Quelque peu en retrait pour éviter la foule, nous profitions de la vue, entourés d’autres spectateurs attentifs et de gamins indifférents et bruyants, tout en nous faisant dévorés par des nuées de moustiques. Trois jours plus tard je me gratte encore les 25 cratères laissés par ces suceurs de sang. Le plus drôle, c’est qu’ils sont tous sur mes pieds.







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