La ville d’Ichinomiya, au Nord de Nagoya, a fêté comme chaque année Tanabata 七夕. Ce festival ne dure normalement qu’une journée (le sept juillet exactement) dans le reste du Japon et célèbre le rapprochement des étoiles Altaïr et Véga dans le firmament. Cette conjonction annuelle correspond mythologiquement à la rencontre d’une déesse et d’un simple mortel. La haute administration divine ayant décrété que les deux n’avait pas à fricoter ensemble, il ne leur a été permis de se voir que le septième jour du septième mois.
A Ichinomiya donc, l’événement s’étale sur quatre jours. La ville se voit ornée pour l’occasion de guirlandes, dont un grand nombre réalisé par les écoles de la municipalité. Sur d’autres figurent des petits papiers où sont écrits des vœux, souvent liés à l’amour (à l’image des ema 絵馬).
Comme dans tous les festivals qui se déroulent en été, c’est l’occasion pour les jeunes filles de se parer d’un yukata 浴衣 (comme Naoko sur le cliché), un kimono léger, plus souple et plus coloré. Bien qu’il en existe pour hommes (en plus sobre évidemment), rares sont ceux qui en portent un. Dommage... En ce qui me concerne, j’ai bien fait une dizaine de boutiques pour en trouver un qui me sied, c’est-à-dire un qui descende plus bas que mes genoux et dont les manches ne s’arrêtent pas aux coudes. Impossible de trouver quoi que ce soit, comme pour les chaussures, à moins de demander du sur-mesure. De toute façon, il m’aurait fallu trouver des geta 下駄, des sandales surélevées en bois, pour aller avec. Les plus grandes que j’ai pu voir auraient pu convenir si leur prix n’avait été celui d’une pastèque cubique.
Les rues menant au temple sont jalonnées de stands divers : glaces, crêpes, jeux de tir etc. Cependant c’est dans l’enceinte du temple lui-même que l’on se sent vraiment dans l’ambiance. Entre le son du taiko, les tonneaux de saké et les couleurs des décorations, on en oublierait presque la chaleur.






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