C’est un fait : une majorité de Japonais ne tient pas l’alcool. Pour certains il suffit juste d’un fond de verre de bière pour que leur teint se rapproche de celui de la rascasse méditerranéenne. On trouve donc parmi ces détestés de Bacchus plusieurs pour lesquels le mot « limite » n’existe pas. De plus, refuser un verre ne se fait tout simplement pas et la politesse veut que l’on serve autrui, surtout s’il s’agit d’un supérieur hiérarchique même si celui-ci n’a bu qu’une gorgée. Souvent donc les pots entre collègues se terminent avec des chefs de service qui titubent plus qu’ils ne marchent, des responsables de section avec leur cravate autour de la tête et de simples salariés portant leur boss qui chante des inepties. Fréquemment des hommes faits enfants par la grâce de l’éthylisme demeurent incapables, ou tout bonnement refusent de se déplacer et préfèrent le confort du macadam à un retour au foyer.







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