Par soucis d’économie, les pays d’Afrique, à l’exception de l’Afrique du Sud, de l’Egypte et des pays du Maghreb avaient eu la bonne idée de partager deux immenses pavillons. Les finances parfois très basses de certains ne permettaient guère une représentation tape à l’œil et high-tech mais il ne pouvait en être autrement en raison de problèmes logistiques pour l’acheminement des biens jusqu’au Japon. Il faut savoir qu’il n’existe, à part quelques rares exceptions, aucun vol direct. Les Camerounais, par exemple, comme ce fut le cas durant la coupe du monde de football en 2002, doivent transiter par Paris, ce qui représente un sacré détour.
Faute d’écrans plasma tous les dix mètres et de bornes interactives, on pouvait admirer une succession d’étalages d’objets d’art. Très loin du thème de l’Expo, comme beaucoup d’autres, les organisateurs avaient sans doute cherché à vendre la culture africaine, au sens propre comme au figuré, pour tenter d’appâter en leur sol, le plus grand nombre de touristes possible. Le Mali, avec ses statues d’ébène entre autres, avaient ainsi du mal à se différencier du reste, malgré de belles pièces. Il n’était pas rare de voir les stands des uns dépasser sur les autres. Le Sénégal offrait un peu plus d’informations que de bibelots, mais comme ses voisins, le manque d’explications en japonais, ou en anglais (pour l’Afrique francophone notamment) était à déplorer.
D’autres avaient opté pour une approche différente et plus « couleur locale » (aux yeux d’un Japonais, j’entends) avec par exemple un vrai faux baobab, une reproduction d’antilope, un crâne d’éléphant ou ces posters géants ou l’on peut placer son propre visage (ici, Naoko et son dromadaire. Non je ne suis pas un camélidé à ce que je sache).
Malgré un manque flagrant de moyens, l’Afrique est parvenue à recréer une ambiance sympathique, et c’est bien là l’essentiel.






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