Après le « X » de xo, voici le « Y » de :
Yassan
Synonyme de « yakuza », il n’est jamais prononcé ouvertement en public. Il inspire une peur, somme toute modérée, à sa simple évocation.
Si à Osaka, le yassan classique s’avérait facilement reconnaissable avec sa démarche lente et ses roulements d’épaule, son teint hâlé, ses lunettes de soleil, sa chemise hawaïenne et sa coupe de cheveux démodée, celui de Nagoya n’est plus si aisément identifiable à part quelques exceptions.
Dans mon voisinage très proche (bien avant de tomber sur ce carrefour louche), habite un yakuza. La maison sur trois étages fut construite il y a trois ans et abrite une famille tout ce qu’il y a de plus normal si ce n’est qu’elle possède un monospace et deux estafettes. L’un de ces véhicules est souvent stationné à proximité, et, tenez vous bien, sans plaque d’immatriculation (il ne s’agit donc pas d’une retouche de la photo).
Ce n’est que quand celui-ci circule qu’on le rend conforme à la loi ! D’ailleurs les plaques utilisées par l’une ou l’autre des voitures ne comportent qu’un chiffre, signe distinctif dans le milieu (et sans doute aussi pour faire croire que l’on y appartient afin d’éviter les PV).
Quand la famille sort de la maison, une espèce de sous-fifre gringalet au crâne si lisse qu’il reflète les rayons du soleil, leur ouvre après un excès de courbettes, les portes de l’automobiles choisies, alors qu’il a juste terminé d’en astiquer la carrosserie.






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