Suite (voir épisodes précédents).
Pudong étant très éloigné de Shanghai, et par souci d’économie, nous avions décidé de passer les neuf heures d’escale à l’intérieur de l’aéroport.
Usés par les deux heures d’attente qui avaient suivi notre arrivée en Chine, nous voulions à tout prix poser notre séant. Le problème, c’est que tous les fauteuils du hall de départ étaient occupés : des vieux avec des cartons, des gamins qui jouaient partout et même un groupe de vingt moines shaolin qui n’avaient guère l’air dynamique puisque chacun d’eux se vautrait sur trois fauteuils à la fois.
Nous nous échouâmes sur le bord d’un massif de fleurs et contemplions les alentours. Face à si peu de confort, plusieurs personnes louches et le vacarme incessant, il ne nous fallut pas plus de quinze minutes pour nous décider à repasser la douane pour nous reposer dans la zone d’embarquement.
Nous passâmes un premier contrôle où on nous demanda nos papiers et la carte d’embarquement puis nous nous approchâmes d’un deuxième poste où un agent plutôt relâché avec une chemise au col ouvert et une casquette qui ne cachait que le derrière de la tête nous montra du doigt, comme cela semble être la tradition dans cette ville, un autre petit bureau où des fiches avaient été déposées dans une anarchie totale.
Troisième petit papier où il fallait redonner notre adresse en Chine etc.
Nous parvînmes à un troisième contrôle : celui des bagages à main. Cette fois-ci, on ne me la faisait plus : je regardai en arrière, me dirigeai vers un autre bureau pour y saisir un quatrième petit papier (celui en rapport avec la grippe aviaire, la drogue et le terrorisme) !
Nous étions de nouveau en zone internationale.






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