Je n’ai jamais franchement détesté la pluie. Loin de moi l’idée de vouloir vivre en Angleterre comme ce futur professeur, mais j’ai toujours adoré l’ambiance particulière qui se dégage d’un ciel d’orage ou d’une forêt sous une averse, sans parler des nuages de traîne à la suite d’un typhon.
Ce phénomène météorologique, en plus de ses vertus naturelles, possède un grand pouvoir. Il change l’humeur des plus optimistes, calme les plus bruyants, rend chaque lumière précieuse et altère la silhouette des véhicules ou des passants en leur donnant des formes presque surréalistes.
Les expressions liées à une forte pluie offrent toutes un grand intérêt quelle que soit la langue. Alors que l’on dit « il pleut comme vache qui pisse » ou « il pleut des hallebardes » dans l’Hexagone, les Anglois utilisent la formule « il pleut chats et chiens » et les Japonais : zaa zaa furu ざあざあ降る (la pluie fait « zaa zaa ») et aussi doshaburi datta 土砂降りだった(c’était [comme] un éboulement).
En plus, elle fait taire les pigeons et elle mériterait plus d’intérêt rien que pour cela.
Non. En fait il n’y a pas grand-chose de bien à dire sur cette calamité climatique. En été, elle s’ajoute à la sueur et ne sèche jamais. En hiver, elle vous glace le sang. Et dès que trois gouttes tombent, le métro et les trains se remplissent à ras bord d’énergumènes trempés comme des serpillières malpropres alors que l’oxygène se charge d’extraits d’odeur de chien mouillé, ou pire. Une fois le robinet ouvert, les précipitations ne semblent jamais vouloir s’arrêter ici. Quant à la mousson, c’est la douche tous les jours, 24 heures sur 24.
Je l’affirme bien eau haut : il s’agit d’un vrai fléau.
Conclusion : la pluie, c’est moyen.
PS : ceci était une tentative de rédaction sur le principe scolaire crétin intitulé « thèse/antithèse/synthèse ». Cela ne me rajeunit pas.
NB : J’attends vos propositions d’expressions, fantaisistes ou non, dans les commentaires.
C’est vrai quoi ! A vous de bosser un peu !






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