Certes le Japon n’est pas réputé pour ses pâtisseries. Si on trouve des boutiques de ce genre un peu partout, et parfois avec des noms très curieux, le panel de produits proposés paraît peu impressionnant par rapport à la France. Ainsi, si vous demandez à un Japonais de vous dessiner un gâteau, il va à coup sûr vous crayonner une sorte de portion de camembert jaunâtre surmontée d’une espèce de nuage blanc et d’une fraise. « Gâteau » se dit kééki (ケーキ) et vient directement de l’anglais cake et fait référence à 99% à une génoise coiffée de crème fouettée et d’une fraise. Cette préparation on ne peut plus simpliste et austère demeure très populaire parmi les femmes. Bien qu’il existe d’autres gâteaux au Japon, la proportion écrasante de cette recette ne laisse guère place à la concurrence.
Facile à préparer, ce fraisier du pauvre se retrouve pourtant vendu à prix d’or. Que ce soit comme gâteau de Noël, d’anniversaire ou comme en-cas dans un café, vous aurez toujours droit au même.
Entier, et pour un diamètre légèrement supérieur à celui d’un coulommiers, il vous faudra débourser entre 2000 et 3000 yens (14 à 21 euros). C’est pourquoi, on le trouve plus facilement vendu en part (350 yens dans un café, soit 2.5 euros ou 200 yens dans un combini, soit 1.4 euros) sous le nom de shôto kééki ショートケーキ (pour short cake bien que l’on n’emploie pas ce terme en anglais).
Voilà, pour vous montrer à quel point je pense à vous chers lecteurs, je suis allé faire des courses, rien que pour cet article.
PS : N'oubliez pas le concours de la photo de la plus belle tranche tronche. Pour les modalités rendez-vous ici.






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