A quelques exceptions près, vous ne trouverez jamais de quoi vous sécher les mimines dans les toilettes des restaurants, musées, parc d’attractions, cinémas, grands magasins et écoles. Parfois même on ne trouve même pas de savon, non pas que le liquide soit épuisé mais parce qu’il n’y en a jamais eu.
En été, si vous ne vous essuyez pas les mains, l’eau va mettre des heures à s’évaporer alors qu’en hiver elle va vous glacer le sang.
Lors de mes premières visites d’école, il y a quatre ans, j’avais adopté un rite barbare après chacun de mes passages sur le trône. Non, je ne repeignais pas les murs ou oubliait volontairement de faire disparaître le fruit malodorant de mes entrailles. Après avoir lavé mes métacarpes, je vérifiais que personne ne se trouvait aux alentours et les agitaient frénétiquement comme un chien parkinsonien s’ébrouerait. Pour me débarrasser des gouttes récalcitrantes, je plaçais alors mes mains dans mes poches non sans exprimer mon mécontentement de mouiller ainsi l’intérieur de mon pantalon (une sensation désagréable que je n’avais pas connu depuis mon plus jeune âge).
Les Japonais se promènent en fait toujours avec une petite serviette, de la taille d’un mouchoir, bien que plus épaisse, dans leur poche. J’ai mis du temps mais je fais désormais de même.







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