Après avoir expérimenté les délices des tsukémono au déjeuner, Naoko, sa mère et moi-même dînèrent dans un restaurant de shabushabu しゃぶしゃぶ finement décoré.
Ce plat se rapproche beaucoup de la fondue bourguignonne. Vous n’avez qu’à saisir de vos baguettes une fine tranche de bœuf et la tremper deux secondes en effectuant un lent mouvement de poignet dans l’eau bouillante du nabé au centre de la table. La viande devenue grise, vous la plongez dans votre bol de sauce. Entre deux tranches de meuh, vous pouvez varier les plaisirs en faisant prendre un bain à des champignons, du mochi, du chou chinois etc.
Cela faisait bien huit ans que je n’avais pas mangé de shabushabu, c’est dire à quel point j’ai savouré ce plat. Les portions, normales à première vue, se sont avérées plus que généreuses en fin de compte et c’est avec un estomac aussi flasque que celui d’un éléphant de mer que nous regagnions péniblement nos pénates.







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