La physiologie des Japonais m’étonnera toujours. Outre une taille moyenne inférieure aux standards européens et une incapacité à tenir l’alcool dans de nombreux cas, les Nippons se caractérisent par une température interne de 36 degrés.
Cela pose problème quand un Français en parfaite santé se rend dans un hôpital japonais ou quand, à l’inverse un Japonais fiévreux se rend dans un hôpital français. Lors du fracassage de mon crâne sur une porte basse, on me fit prendre la température avant de fermer la plaie par un point de suture. Le docteur m’annonça alors un tantinet inquiet : « hum, vous avez un peu de fièvre. Je vais vous prescrire de quoi la faire baisser. ». J’eus beau expliquer que 37.4 degrés demeuraient on ne peut plus normal dans mon cas mais j’imagine que pour mon audience, la profondeur de ma blessure devait me faire délirer.
Pendant longtemps, je crus que cela était dû à la manière de prendre la température. Les Japonais placent leur thermomètre sous les aisselles et jamais ailleurs, alors que j’ai souvent entendu dire dans ma jeunesse que le « rouspéteur d’insanités » restait le plus indiqué. Les thermomètres modernes sont pourtant étudiés pour être placés sous les bras et ils m’indiquent toujours 37 degrés.
Pourquoi une telle différence ? Les Japonais, et par extension les Chinois et les Coréens, viennent-ils d’une autre planète ? A moins que ce soit les autres…
Afin de couper la poire en deux, et pour prouver que je m’adapte de mieux en mieux, voici un cliché de ma température prise la semaine dernière, un peu plus basse que la norme occidentale habituelle.
Le 29 décembre vous verrez à quel point la différence entre 36 et 37 s’avère importante à l’école.







Commentaires