Après le « D » de Doraemon, voici le « E » de :
Eki 駅
Ce mot signifiant « gare » représente un pant de la vie quotidienne japonaise. Les villes sont bâties autour des gares. Les zones les plus animées, celles qui accueillent le plus de passants et de commerce demeurent les gares de train ou de métro.
La plus grande gare de Nagoya reste… la gare de Nagoya, appelée localement Meieki 名駅. Ces dénominations se calquent en fait sur le tracé du Shinkansen. De même la plus grande gare de Tokyo s’appelle Tokyo.
Deux tours jumelles de plus de 240m surplombent le complexe ferroviaire qui regroupe les gares de Shinkansen, du JR local, du Meitetsu, du Kintetsu, et des lignes Sakuradôri et Higashiyama du métro. Deux grands magasins, Takashimaya et Matsuzakaya ainsi qu’un hôtel quatre étoiles, une multitude de boutiques et de restaurants dans les tours et autant en souterrain composent cette mosaïque.
Que vous preniez le train ou le métro, vous devez vous rendre au préalable devant un distributeur de tickets. Ces machines très pratiques dont feraient bien de s’inspirer les Français acceptent pièces et billets, ET rendent la monnaie.
Repérez sur la carte l’arrêt de votre choix et le tarif indiqué dessous. Insérez ensuite votre argent et après une petite seconde, un choix de prix correspondant à la somme entrée va s’afficher. Vous n’avez plus qu’à appuyer sur le bouton où figure le tarif de votre trajet et vous gagnerez un ticket.
Rendez vous ensuite devant un portique et, tout en marchant, faites entrer le billet dans la fente de la machine ce qui provoquera l’ouverture du battant. N’oubliez pas de récupérer votre ticket, vous en aurez besoin à la sortie en répétant le même processus.
Au Japon, je n’ai jamais vu qui que ce soit sauter par-dessus les portillons. Bien que leur taille soit vraiment basse et en l’absence de portes lourdes matelassées comme à Paris, personne n’essaie de truander. En cas d’infraction, une sonnerie retentit de toute manière et le personnel de gare qui surveille à l’entrée dans son guichet vous tombe dessus dans la seconde.
Pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas de la même manière en Europe ?






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