Parmi les confiseries
japonaises ou wagashi 和菓子, on rencontre
parfois quelques surprises, comme les tanukiben 狸便.
Assez dures et sucrées, elles se dégustent telles quelles avec une tasse de thé vert (comme tous les wagashi, d’ailleurs). Si l’on parvient à franchir la barrière psychologique évidente
liée à son apparence, on découvre une saveur aussi inattendue qu’agréable. Beaucoup d’entre vous auront certainement renoncé à en savoir plus et je ne pourrais vous plaindre. Tanukiben
provient à la base du tanuki, une sorte de blaireau japonais qui ressemble au raton-laveur. Ben, de son côté, signifie… « fèces ».
Avant de m’envahir de commentaires de dégoût, sachez que la consommation de tels aliments n’a rien d’extraordinaire dans de nombreuses cultures (Uigurs, Iakoutes, Samoans, pour ne citer qu’eux).
On n’en meurt pas, d’autant plus que les déjections de tanuki sont réputées pour leur richesse en fibre. L’animal omnivore demeure entre autres très friand de bambou. De plus, la teneur
en excrément des tanukiben actuels ne dépasse pas les 10%, le reste étant composé d’un mélange de tofu, de farine de riz, de sucre et le tout est cuit.
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