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Mercredi 21 mai 2008

Grand amateur de pizza devant l’Eternel, je me dois d’en consommer régulièrement (une fois par mois en général). Le problème c’est qu’au Japon, si comme moi on n’a pas la chance d’être desservi par les chaînes américaines Pizza Hut ou Domino’s, on doit se replier sur des fabricants locaux. A notre domicile, nous n’avions droit qu’à deux franchises acceptables (je vous fais grâce des deux enseignes qui osent appeler « pizza » ce  qu’ils vendent) : Aoki’s et Pizzala.

Il y a six ans, la première proposait une pizza simple de taille moyenne déclinée en trois variétés pour un peu plus de 1000 yens : une véritable aubaine. Hélas l’opération ne dura qu’un an et je dus me rabattre sur les pizze aux tarifs plus classiques : plus de 3500 yens pour une grande, que ce soit chez l’un ou l’autre.

Si l’on peut retrouver des variétés proches de ce que l’on a en Europe, on rencontre hélas bon nombre de bizarreries qui se vendent curieusement comme des petits pains. Dans les toppings, nous avons par exemple du super sweet corn (maïs super sucré), du thon, du mochi (pâte de riz malaxé), et l’inévitable mayonnaise. Cette dernière est désormais systématiquement utilisée sur plus de la moitié du menu pour un oui ou pour un non.

Revenons sur les plus classiques. Sans être franchement mauvaises, elles demeurent trop peu nombreuses par rapport au reste et au final, on commande toujours les mêmes.


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Et puis Dieu créa Salvatore Cuomo. Fin 2007, ce chef italien de Tokyo ouvrit deux boutiques à Nagoya. On peut y commander de succulentes pizze cuites au feu de bois dans un vrai four traditionnel et utilisant des ingrédients de qualité : mozzarella (et non pas le sempiternel fromage d’usine insipide), gorgonzola, jambon de Parme etc. On peut aussi se rabattre sur des pâtes non moins exquises.

Les pizze ne dépassent pas la taille moyenne mais leur prix varie de 2000 à 2500 yens. En optant pour une pizza et un plat de pâtes, on s’en sort pour un peu moins de 4000 yens. Un poil plus cher certes, mais votre palais vous remerciera.

Après la première bouchée de notre première pizza Salvatore Cuomo, je fus si ému que je crus que j’allais verser une larme.

par Ludo publié dans : Tribulations gustatives
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