Pour Info

Oui d'accord, c'est écrit tout petit mais ce n'est pas une raison pour l'ignorer. Tout commentaire lié à ces critères, au rap, à Michel Drucker et à la défense des pigeons ne sera pas publié.
Une idée? Un conseil? Rendez-vous dans la
boite à idées ! Pour une explication des différentes rubriques, rendez-vous ici.




608.934
visiteurs et
2.543.152
pages parcourues
depuis le 8 mars 2005
 7  personne(s) exceptionnelle(s) actuellement en ligne.

1180 articles parus ou en attente de parution
101 en préparation


Calendrier

Juin 2005
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Lundi 13 juin 2005

Vendredi dernier, une visite de l’Expo était prévue par mon école. Ma tâche consistait à accompagner un total de 200 gamins, soient les deux tiers du collège sur le site de Seto en bus. Pour l’occasion on me demanda d’arriver vingt minutes plus tôt, à 8h00, m’obligeant ainsi à me lever à 6h25.

 

Quittant mon domicile à 7h15, je m’attendais à éviter le rush, l’heure de pointe. La première partie du trajet reste très courte (deux arrêts), mais toujours intense en raison du nombre de sardines dans la boite. Le métro s’arrête en premier dans une station très fréquentée et évidemment cela donne lieu à des séances désagréables de bousculades et plaquages sur les portes des rames. Fréquemment et à cause de ma taille, je me retrouve à grimacer de douleur quand je ressens sur mes mollets l’angle saillant d’un attaché-case.

 

7h15 donc et voilà que contrairement à toute attente, les wagons sont deux fois plus bondés que la normale. L’arrêt à Nagoya en devient encore plus pénible. Cette fois, j’ai l’impression que les usagers ont oublié tout respect pour l’humanité et donnent des coups comme lors d’un concert de musique punk. Le visage aplati sur la vitre, je maudis les imbéciles qui refusent d’attendre deux minutes pour prendre le prochain train et continuent de rentrer en chargeant de toute leur masse malgré l’absence absolue d’espace, ne serait-ce que pour un orteil.

 

Arrivé au changement, je suis littéralement vomi avec un flot de passagers sur le quai. Le changement de ligne nécessite de descendre un escalier et de prendre un long couloir. D’ordinaire, les gens marchent d’un pas soutenu, parfois sautillant à la limite du trot. Dans ce monde étrange des vingt minutes plus tôt, les gens laissent place à des furies en plein sprint, haletant à la limite de l’asphyxie et se ruant vers leur but avec peu de considération pour les autres. En observant ce spectacle, je crus d’abord à une scène de panique, ce qui me poussa à jeter un coup d’œil en arrière pour m’assurer si une vague de lave, une nuée de rats, un troupeau de gnous ou une armée de zombies ne déferlait pas dans mon dos. Non, à la place, il y avait juste d’autres fous en plein galop.

 

Pourquoi tant de précipitation et d’affolement ? En partant plus tôt, le commun des mortels devrait pourtant bénéficier de plus de temps et pourrait ainsi emprunter les transports en commun de manière plus détendue, non ? Ou bien le fait de partir plus tôt provoquerait-il plus de stress ?

 

Bref j’arrivais à mon école cinq minutes en retard, pour retrouver des batteries d’élèves dans la cour, en train d’attendre sous un soleil de plomb.

 

A suivre


Image Hosted by ImageShack.us

par Ludo publié dans : Ecoles
ajouter un commentaire commentaires (13)   
blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus