Le village de Takayama, qui je le rappelle, se situe au milieu de nulle part au nord de la préfecture de Gifu, étonne par le calme qui y règne. En se rapprochant de la rivière, le brouhaha des touristes se fait entendre mais le faible nombre de voitures conjugué à l’harmonie des lieux fait en sorte qu’on parvient à l’ignorer. Signe indiscutable de cette ambivalence touriste/calme, des petites promenades en pousse-pousses (jinrikisha 人力車 en japonais et rickshaw en anglais, les deux étant étrangement similaires) sont proposées. Etant accompagné de ce Gaulois, et me voyant mal partager une balade romantique avec un être du même sexe, je déclinais l’invitation.
Réfléchissons un moment sur l’appellation « pousse-pousse ».
Première remarque : qu’est-ce qu’un « pousse » ? Si les deux mots font référence au verbe « pousser », je n’y comprends rien. Que l’on pousse une fois ou deux, on pousse. Appelle-t-on un verre « boit-boit » ou un journal « lit-lit » ? S’agit-il là du langage de Oui-Oui ? En même temps je concède qu’il existe des mots comme « coupe-coupe », « riri », « fifi » et « loulou ».
Si l’un des mots avait un sens différent, je comprendrais mieux. On pourrait alors définir « pousse » de la sorte : petite carriole sur deux roues. C’est vrai que « pousse-pousse » s’avère plus facile à dire que « pousse-petite-cariole-sur-deux-roues ».
Deuxième remarque : même s’il est techniquement possible de pousser la chose, cela n’arrive jamais. On devrait nommer le véhicule « tire-tire » au risque de retomber sur le problème explicité dans la première remarque.
Bref si quelqu’un possède un élément de réponse sur l’étymologie de ce mot en français, anglais ou japonais, n’hésitez pas, laissez un commentaire.







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