Homoptère bruyant, la cigale terrestre japonaise ou sémi 蝉 reste le symbole de l’été.
Après une vie souterraine de quatre ans, l’immonde larve gluante décide que vivre à l’air libre ce n’est pas plus mal, même si cela ne dure qu’un mois et demi. Elle se métamorphose alors en un insecte volant énorme de cinq centimètres. Sur l’échelle infantile des bébêtes, cela équivaut à quatre M&M’s. S’il est vrai que de loin, l’œil myope ne distinguerait là qu’un répugnant cafard, la cigale montre bien qu’elle n’appartient pas au règne des grouillants par son chant très puissant. D’ailleurs, je ne m’amuserais pas ainsi avec un cafard.
La présence d’un seul spécimen sur son balcon en train de striduler comme un chanteur de death metal suffit à vous faire appeler la police tellement l’impression qu’un maniaque est en train de scier les barreaux avec une scie circulaire, est forte.
La cigale stridule ou craille comme le chameau blatère, la souris chicotte et la fourmi crohonde.
Parfois cette crécelle à six pattes émet un jet de déjections avant de prendre son envol, une bonne blague inspirée du lama. Cette analogie fut sans doute à l’origine de ce dicton peu connu : « le lama, c’est pas un sémi, remarque » cher à tous les routiers japonais.

PS : à 2h51 du matin, je n’ai pu faire mieux que ce faible calembour. Idem pour le titre…






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