Après le « N » de Namae, voici le « O » de :
Ce mot de bonne longueur désigne pourtant un être de taille ridicule : le têtard. Chaque année, alors que l’on commence à inonder les rizières pour y planter le riz, surgissent des bancs entiers de spermatozoïdes géants et noirs. Si comme Naoko, vous êtes sujet à la batracophobie, vous devez haïr le début de l’été quand devenues adultes, les grenouilles (kaeru 蛙) s’égosillent dans un vacarme qui empêcherait de dormir le plus narcoleptique des présidents soviétiques ou le plus las des papes. A ce concert s’ajoute parfois les croassements sourds des poids lourds de la discipline : les crapauds-buffles. A moins de lécher le dos d’un crapaud ou d’effleurer une dendrobate volontairement, je ne vois pas quel danger on peut encourir. Les grenouilles n’attendent pas tapies dans l’ombre du frigo, la bave aux lèvres pour imprégner de leur viscosité le moindre aliment laissé à l’air libre ou pour y pondre. Elles ne viennent par recouvrir votre balcon de fientes. Et pourtant beaucoup de Japonais éprouvent un dégoût profond pour ces amphibiens, ce qui ne manque pas de me faire pouffer.
Et le premier qui me parle de vers, il a deux claques.
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