Espèces marines à éviter à Okinawa et Yaeyama

Publié le par Ludo

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On retrouve placardés un peu partout de nombreux posters de ce genre quand ce ne sont pas les guides touristiques qui en reprennent les grandes lignes dans leurs pages. Ces informations ne doivent en aucun cas être prises à la légère puisque chaque année de nombreuses accidents ont lieu (nous en fûmes même témoins à Taketomi : on transportait un enfant hors de la plage puisqu’il venait apparemment de se faire piqué par une méduse).

Voici un descriptif de chacune de ces espèces dangereuses suivi des premiers soins à réaliser en cas de contact.

 
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1- Habukurage ou méduse cubozoaire (Chiropsalmus quadrigatus): dotées d’un poison très puissant et parfois mortel, ces méduses d’une taille maximale de 10 cm représentent la première cause d’accident à Okinawa. En cas de contact, il ne faut surtout pas frotter. Après avoir appliqué du vinaigre et s’être débarrassé des tentacules, il faut refroidir la peau avec de la glace ou de l’eau froide.

 

2- Unbachiisoginchaku (Phyllodiscus semoni): il m’a été impossible de trouver un nom français pour cette anémone de mer d’une vingtaine de centimètres considérée comme la plus dangereuse au monde. En cas de contact, il ne faut surtout pas frotter ni mettre du vinaigre. Il faut nettoyer avec de l’eau de mer puis refroidir avec de la glace ou de l’eau froide.

 

3- Gangaze (Diadema setosum) : ces oursins d’un noyau de 5 cm de diamètre possèdent des piquants difficiles à extraire. En cas de contact, il faut placer la partie touchée dans de l’eau chaude (40 à 45 degrés) pendant trente à soixante minutes.


4- Onihitode ou couronne d’épines (Acanthaster planci) : cette étoile de mer peut atteindre 40 cm de diamètre et possède 12 à 19 bras. En plus de la douleur intense provoquée par les piquants, la victime peut aussi ressentir des nausées. Véritable fléau, sa prolifération est responsable de la disparition des coraux, son met de prédilection. En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

5- Kirinmino (Dendrochirus zebra) : cette espèce de rascasse de 18 cm de longueur possède de longues épines vénimeuses dans sa nageoire dorsale. En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

6- Onidarumaokoze ou poisson-pierre (Synanceia verrucosa) : D’une longueur de 30 cm, ce poisson possède lui aussi des épines dorsales vénimeuses. En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

7- Gonzui (Plotosus lineatus) : Ces silures d’une longueur de 18 cm sont aussi pourvus d’épines vénimeuses (dorsales et latérales). En cas de contact, agir comme pour le numéro 3.

 

8- Umihebi (Emydocephalus) 120 à 150 cm : Ce serpent marin cousin du « tricot-rayé » néo-calédonien d’une longueur moyenne d’un mètre trente est doté de l’un des venins les plus puissants chez les serpents. En cas de morsure, il faut aspirer le venin et transporter la victime d’urgence à l’hôpital.

 

9- Anboinagai ou cône (Conus geographus) : ces coquillages de 13 cm de long possèdent l’un des plus puissants poisons du règne animal. En cas de piqûre, agir comme pour le numéro 8.

 

10- Hyômondako (Hapalochlaena) : ces petites pieuvres à pois bleus peuvent infliger une morsure mortelle. Dans ce cas, il faut pomper le venin (ne surtout pas l’aspirer avec la bouche) et transporter la victime au plus vite à l’hôpital.

 

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PS : Et joyeux Noël à tous ! 
 

A suivre

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