旅館

Publié le par Ludo

Alternatives sympathiques aux hôtels vieillots et impersonnels comme on a l’habitude d’en trouver au Japon, les ryokan 旅館 pourraient s’apparenter aux Bed and breakfast en Europe puisque beaucoup ne sont à la base que des maisons de particuliers aménagées alors que d’autres tiennent plus de la pension.

La plupart offrent des chambres à coucher traditionnelles avec sol en tatami, shôji 障子 et mur peu épais. L’avantage : un cadre vraiment agréable et qui change vraiment avec les chambres d’hôtels aux moquettes beiges, rideaux marrons et lumières blafardes classiques. Les inconvénients : on entend tout ce qui se passe dans les pièces voisines ce qui peut être vraiment pénible quand vous partagez un mur avec une famille de cinq gamins ; l’absence quasi-totale d’isolation produit des hivers glaciaux et des étés caniculaires et il est indispensable de faire appel à des radiateurs (généralement à pétrole) ou d’actionner la climatisation.

Bien souvent, en particulier dans les petites structures, les toilettes et les salles de bain sont communes. On s’y baigne uniquement (pas dans les toilettes hein) durant une tranche horaire fixée par les propriétaires des lieux et, suivant l’endroit, seul ou avec tout le monde. Beaucoup de ryokan abritent d’ailleurs des onsen.

En guise de pyjama, on vous prête des yukata 浴衣ou plus simplement des nemaki 寝間着. Bien que très agréables à porter, ils ne s’avèrent pas très pratiques pour dormir puisque le nœud de la ceinture vous gênera à un moment ou un autre. Le vêtement s’ouvre de plus fatalement pendant la nuit au fur et à mesure en laissant ainsi vos précieuses parties offertes à la rosée fraîche de l’aube.

 
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Les repas servis à heures fixes, se prennent dans une grande salle commune et sont de style japonais y compris les petits-déjeuners, à mon grand dam (et celui de Naoko, mes parents et Howard). Je n’ai jamais pu m’habituer au riz, à la soupe miso et au poisson cuit le matin et cela n’a jamais contribué à améliorer mon humeur légendairement exécrable au lever.

Suivant un code militaire cruel, en réalité le principal défaut des ryokan, les petits-déjeuners sont servis à une heure inhumaine pour un touriste : entre 6h30 et 7h30.

Dommage, car en rendant ces horaires un peu plus adéquates à des personnes comme vous et moi qui aspirent à oublier le temps des vacances le rythme du travail, tout est parfait (je serais prêt à pardonner les p’tits déj’ tiens !).

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