Crevaison

Publié le par Ludo

Nous regardions une émission de télévision où deux groupes de deux célébrités devaient participer à une sorte de jeu de l’oie géant en résolvant des énigmes qui les amenaient à découvrir des endroits pittoresques d’une région et en se déplaçant en voiture. A un moment donné, l’un des véhicules fit halte alors que le conducteur prétendait que quelque chose clochait. Il examina alors les pneus et constata que l’un d’eux était à plat.

Tout Français normalement constitué ouvrirait alors le coffre pour en sortir un cric, une manivelle et une roue de secours ou bien, au pire, demanderait de l’aide à d’autres automobilistes.

Au lieu de cela, notre homme sortit son téléphone portable et appela une dépanneuse.

Abasourdi par cette scène, je m’écriai alors :

-         Mais il est nul ou quoi ? Il ne sait pas changer une roue ? 

Naoko me répondit :

-         Beaucoup de gens n'ont pas de roue de secours dans leur voiture au Japon.

-         Pas de roue de secours ?

-         Non.

-      Donc si je comprends bien, à chaque fois ces gens-là doivent appeler quelqu’un et le payer ?

-         Oui.

-         Bah rien

Lors de l’un de mes cours de conduite, j’avais endommagé une roue et mon instructeur en avait profité pour m’enseigner l’art du changement de pneu. Il est vrai que si cette aventure ne m’était pas arrivée, je n’aurais sans doute jamais su comment m’y prendre. Au Japon, le problème n’existe donc même pas pour beaucoup. Si de nombreux automobilistes ont toutefois une roue de secours dans leur coffre, la grande majorité ne sait pas comment la changer. La possession d'une roue de secours n'a rien d'obligatoire. Avec des contrôles techniques tous les deux ans qui coûtent en moyenne dix pour cent du prix d’achat de l’automobile, les garagistes et dépanneurs japonais doivent décidemment s’en mettre plein les poches.

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