Tous juste revenus de notre périple à Okinawa, Howard et moi-même laissâmes Naoko à la maison se reposer et entreprîmes une ballade au-delà de la gare de Nagoya. Aux abords de l’entrée du Kintetsu, on rencontre quelques musiciens, des vendeurs de bijoux en argent, des distributeurs de tracts et de mouchoirs en papier publicitaires et quelques créatures invraisemblables qui n’ont rien à envier à celles que l’on croise dans le train.
Nous arpentions le trottoir : à notre gauche, la route et quelques voitures mal garées et à notre droite, une foule assez disparate. Toujours à notre gauche, quelques mètres devant nous, trois jeunes sortaient quelques cartons remplis de paquets de mouchoirs. Soudain, un homme surgit de la droite : la cinquantaine, casquette bleue marine, veste bon marché et sandales, tout en parlant avec quelqu’un qui était resté derrière lui. Notre attention n’aurait sans doute pas été troublée si notre homme en était resté là mais hélas, alors qu’il continuait sa trajectoire, il porta la main à sa braguette, en sortit un oiseau que je me serais bien gardé de voir et urina sans scrupule dans le caniveau à moins de deux mètres des trois jeunes et de nous-mêmes et dans une rue noire de monde ! Très fort.
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