Dix aliments difficiles à manger avec des baguettes

Publié le par Ludo

Voir les épisodes précédents.


Notation destinée aux débutants

Pas facile   ★★Demande de la patience          ★★★Diabolique

 

Les domburi

Le domburi consiste en un grand bol de riz sur lequel on a rajouté une garniture : viande de boeuf, poulet, anguille, tempura etc. Au départ on n’éprouve aucune difficulté à saisir chaque aliment. Le riz gluant s’attrape sans problème mais au fur et à mesure que l’on progresse, il se mélange à la garniture souvent composée en partie de sauce et finit par perdre sa consistance. On se retrouve donc en fin de plat avec plusieurs petits groupes de grains bien humidifiés éparpillés ici et là et que l’on met beaucoup de temps à récupérer quand on n’a pas l’habitude.

 

Les ramen

Ici c’est au démarrage que l’on peine le plus. Ces nouilles plongées dans leur bouillon s’appréhendent a priori avec aisance mais dès que l’on commence à lever sa proie vers la bouche, on se rend compte qu’on a capturé un sac de noeuds beaucoup trop gros pour le palais. Il faut donc reposé le tout sans relacher la pression exercée sur les baguettes au risque de voir le tout retomber violemment dans la soupe et vous éclabousser. Il est indispensable de n’avoir entre les baguettes qu’une largeur de 1 à 1.5 cm de nouilles, de lever la main sans mouvement trop brusque et d’aspirer le tout bruyamment (nous reviendrons d’ailleurs en vidéo sur ce point).

 

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Les udon ★★

Si vous peinez avec les ramen, vous éprouverez plus de difficultés encore avec les udon. Leur épaisseur jouant sur leur poids, il faut exercer une pression plus importante sur les baguettes sinon le tout rechute dans le bol et vous gratifie d’éclaboussures plus dangereuses qu’avec le plat cité précédemment.  Le problème c’est que les udon sont très glissantes.

 

 

Le tofu ★★

Je me souviendrais toujours de mon premier contact. Impatient de vouloir goûter ce met rare en France, je n’hésitai pas en attraper une première bouchée. Complètement ignorant alors de sa consistance, je resserrai mes baguettes beaucoup trop fortement sur le cube blanc et le divisai à mon grand dam en deux. Sans trop réfléchir, j’appliquai exactement la même pression pour prendre l’un des bouts qui s’étaient formés. Evidemment, je ne parvins qu’à redécouper le tout en deux... Ayant finalement compris qu’il fallait faire preuve de plus de délicatesse, je me mis en quête d’attrapper l’un des deux nouveaux morceaux créés, pour échouer à nouveau. Au bout de plusieurs essais, le beau cube blanc initial s’était transformé en une bête purée. La pression que l’on doit exercer sur les baguettes doit être suffisamment faible pour ne pas briser le tofu mais assez ferme pour ne pas qu’il retombe dans l’assiette.

 

Les palourdes dans la soupe miso ★★

Présentes avec leur coquille dans le bouillon, non seulement elles s’avèrent glissantes mais en plus la forme arrondie d’une des extrêmités n’offre que peu de prise. Pour certaines palourdes, on peut parvenir à détacher la chair du reste en gardant le coquillage dans la soupe mais pour d’autres plus problématiques il n’existe qu’une solution : mettre le mollusque entier dans la bouche et se débrouiller comme on peut pour en retirer la partie comestible.

 

Le mozuku ★★

Ces algues que l’on appelle sunui à Okinawa s’apprécie avec du vinaigre. Très glissantes, il faut les porter à la bouche sans attendre et aspirer celles qui commencent déjà à vouloir redescendre. Il en résulte une impression de baver assez comique.

 

La yamaimo ★★

Cette variété de patate blanche se consomme souvent crue et rappée avec de la sauce de soja et de la bonite séchée. Au final elle ne ressemble aucunement à une carotte ayant subi le même sort mais plutôt à de la bave blanche. Quand on la déguste, il faut agir très rapidement comme pour le mozuku à la différence que l’on ne peut pas en capturer autant à chaque prise.

 

Le poisson cuit ★★★

Je parle là du poisson entier qu’il faut décortiquer délicatement. Un vrai travail d’orfèvre qui peut s’avérer très fastidieux si vous charcutez la bête par inadvertance au départ. C’est un aliment au sujet duquel on peut dire à coup sûr qu’il se déguste bien plus facilement à l’occidentale.

 

Les petits morceaux de carotte qui restent collés au fond du bol ★★★

Imaginez un parallèlepipède orange d’un centimètre de longueur, de deux millimètres de largueur et de moins d’un millimètre de hauteur. A moins d’utiliser des baguettes ultra-pointues, il est impossible de le faire bouger. Il faut alors placer ses baguettes un maximum en biais et pousser le légume récalcitrant jusqu’au bord où on pourra le saisir normalement. Oui mais quand le vicieux est placé au fond du bol, c’est une toute autre histoire. On passe alors un temps trop précieux à tenter de pousser le phénomène qui se contente de vous narguer en tournant sur lui-même.

 

Le concombre de mer ★★★

Le namako se sert comme le mozuku dans du vinaigre découpé en tranches. Extrêmement glissantes, ceux qui ne tiennent pas proprement leurs baguettes (comme Naoko !) ne parviennent jamais à les prendre.

A suivre...

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