Dix courtes anecdotes incroyables de l’école (première partie)

Publié le par Ludo

Voir les épisodes précédents.

 

Toutes ces histoires sont 100% véridiques et ont été vécues ou entendues par votre serviteur ou des collègues.

 

Bloquons l’accès à la piscine pour aujourd’hui

Il y a plusieurs années, le vice principal d’une de mes écoles me raconta un événement inattendu qui était survenu alors que j’étais dans un autre établissement (nous visitions à l’époque le même endroit toutes les deux semaines). Nous étions en juin et les élèves avaient débuté le décrassage de la piscine en vue de l’utiliser dès le premier juillet jusqu’au début des vacances vers la fin de la troisième semaine de ce mois. Le vice principal débutait sa journée en faisant un tour des lieux comme il en avait l’habitude. Il termina par la piscine, mais, quelques mètres avant d’y parvenir, il aperçu une forme flotter en plein milieu. Au fur et à mesure qu’il s’approchait, il se rendit compte qu’il s’agissait bien d’un corps adulte. Branle-bas de combat, il avertit ses collègues afin qu’aucun n’enfant ne s’aventure dans les parages et en veillant à ce que les écoliers ne soient pas mis au courant, avertit discrètement les autorités qui vinrent récupérer la dépouille de ce pauvre type qui avait apparemment décidé d’en finir. Mais pourquoi donc avoir choisi une école ?


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Adulte responsable

C’est un collègue britannique, H., qui me compta cet incroyable récit. Dans l’un de ces collèges, l’ambiance entre profs demeuraient exécrables et lui-même priait pour que chaque jour se termine au plus vite. Un beau jour, il craqua et dit tout haut dans la salle des profs ce qu’il pensait de son entourage professionnel. Plus tard, une prof japonaise d’anglais vint le trouver pour le remercier d’avoir été aussi honnête et lui fit part de ses sentiments envers ses propres collègues et les difficultés qu’elle subissait tous les jours par leur faute. Elle lui décrivit alors une récente altercation. Elle avait prévu de faire plancher ses élèves sur des exposés mais vu le nombre limité de places dans la salle informatique, elle avait décidé de diviser la classe en deux et de demander à la moitié restante de réfléchir à un sujet. Bien sûr, elle ne pouvait s’occuper des deux parties en même temps, c’est pourquoi elle demanda au vice principal, la seule personne disponible à ce moment-là et qui n’avait très visiblement rien d’autre à faire, s’il pouvait surveiller les élèves dans la salle informatique. N’importe quel Japonais dans n’importe quelle entreprise aurait accepté sans sourciller mais celui-ci refusa, prétextant qu’il avait du travail, un mensonge grossier ! La prof insista lourdement, elle n’allait pas laisser une moitié de classe sans surveillance. Très irrité, le fainéant accepta et se rendit à contrecœur sur les yeux. La tournure des événements lui avait tellement déplu qu’il ne put s’empêcher de dire ce qu’il en pensait aux collégiens dont il avait la garde. Il aurait pu se contenter de dire seulement quelques mots à ce sujet mais apparemment ses jérémiades s’étalèrent sur plusieurs longues minutes alors que ses interlocuteurs tentaient de travailler. Agacé, l’un d’eux l’interrompit et lui demanda d’en finir car il les gênait. Le vice principal devint rouge de colère et dans un acte totalement puéril, coupa le courant dans toute la pièce. Toutes les pages web affichées, toutes les infos laborieusement glanées depuis le début de l’heure furent donc perdues. Averti de l’incident, le principal qui était jusque là en déplacement, convoqua la prof d’anglais et son subordonné. Avec un raisonnement tout aussi gamin, il demanda aux deux intéressés de s’excuser l’un à l’autre… Que l’un s’excuse, très bien. Mais que la prof fasse de même…

 

Anguille sous roche

J’avais trouvé bizarre que ce prof utilise des fonds d’écran d’héroïnes de dessin animé en minijupe pour les ordinateurs de la salle des profs. Voir ici.

 

A suivre

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