Dix courtes anecdotes incroyables de l’école (troisième et dernière partie)

Publié le par Ludo

Voir les épisodes précédents.

 

L’habit ne fait pas le moine

On entend parfois des histoires surprenantes lors des réunions matinales dans la salle des professeurs mais la plus étonnante fut celle que j’entendis de la bouche du principal d’une de mes écoles primaires il y a deux ans. On nous annonça que l’élève X viendrait à l’école normalement et qu’au cas où la presse essaierait de rentrer en contact avec nous, nous avions pour consigne de ne rien dire. La veille, la mère et la grand-mère de cet élève X avait été arrêtées. Depuis plusieurs années déjà, elles avaient racketé leur voisinage en se faisant passer pour des membres de la mafia chinoise… Dire que les alentours de l’école ne sont composés que de quelques maisons et rizières…


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Gréco-romain

Je n’oublierai jamais le récit de l’un de mes collègues, Matthew. Il s’était rendu à une enkai (un pot entre collègues, souvent à la fin de l’année) avec les enseignants de son école et le principal. Comme le veut la coutume, tous ceux que vous considérez généralement comme froids sur leur lieu de travail se désinhibent à 150% sous l’effet de l’alcool. Il constata au fur et à mesure qu’avançait la soirée que le principal devenait de plus en plus jovial. Une certaine complicité semblait de plus exister au départ entre ce dernier et la responsable du restaurant et ils se charriaient l’un l’autre comme un vieux couple. Matthew s’absenta un moment pour soulager sa vessie mais il était loin de s’imaginer quel spectacle allait se présenter devant ses yeux à son retour dans la pièce : le principal était en train d’étreindre le bras de la pauvre dame dans une sorte de clé paralysante tout en la serrant à l’aide de ses jambes alors que celle-ci se trouvait arque boutée au-dessus dans une position plus qu’inconfortable. Son visage devenu tout rouge souriait mais commençait à montrer des signes de souffrance. Tout rentra dans l’ordre alors que les rires continuaient bon enfant.

 

Qui ?

L’une de mes écoles cette année (la meilleure) avaient pour habitude de laisser ouverte la salle informatique toute la journée alors que d’une règle générale on la ferme systématiquement à clé ailleurs quand personne ne l’utilise. La direction décida finalement de faire comme les autres quand on se rendit compte que quelqu’un urinait régulièrement dans un coin de celle-ci… Le vandale à partir de ce moment-là vérifiait si personne n’avait oublié de la verrouiller et sanctionnait les étourdis par un nouveau marquage de territoire. Il s’agit à coup sûr d’un élève mais à l’heure actuelle, le coupable demeure inconnu.

 

Esprit tordu

Cette dernière anecdote me fut comptée par Ian. L’une de ses connaissances (et non pas ami je précise) travaillant pour une entreprise concurrente enseignait en primaire dans une école qu’il détestait. Cet individu que nous appellerons Z, n’aurait jamais dû exercer cette profession (ou toute autre d’ailleurs) : non seulement il touchait pas mal aux drogues et à l’alcool mais possédait un caractère résolument fou. Ayant appris que son contrat ne serait pas renouvelé pour l’année suivante et, je le répète, haïssant vraiment son lieu de travail, il décida de leur jouer des tours. Il urina de petites quantités de liquide dans plusieurs sacs plastiques qu’il plaça derrière divers radiateurs un peu partout (salles de cours, salles des profs etc.). J’ignore quelle était la nature de ces radiateurs. Je pense qu’il s’agit des mêmes appareils qui font office d’air conditionné. Bref, ayant remarqué la présence d’une odeur vraiment insupportable, un enseignant découvrit un sac, puis un autre. Le problème c’est qu’ils étaient remplacés à chaque fois (!). Le pire c’est que l’on cherchait un coupable parmi les élèves…

 

NB : la photo n’a aucun rapport avec les histoires décrites ici

 

A suivre

Publié dans Ecoles

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