Dix choses du Japon qui nous manqueront

Publié le par Ludo

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La nourriture

En tant que Français, les choses qui à leur simple évocation me faisaient produire des hectolitres de salive se résumaient à trois : fromage, charcuterie et pâtisserie. De retour en France, j’ignore encore quelles denrées nipponnes me tourmenteront mais je suis sûr que les sashimi, la bière, les tebasaki de Yamachan, les yakitori et les ramen se placeront en tête. Certes, à l’instar de la situation inverse au Japon, on peut trouver des palliatifs pas trop chers mais quel que soit l’endroit, rien ne vaut le goût d’origine.

 

Les commerces ouverts en permanence

Du point de vue du commerçant, ces boutiques représentent un enfer absolu. Mais pour le client, c’est une vraie aubaine. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et à tout moment de l’année, bénéficier du droit de s’acheter un paquet de biscuit relèverait du miracle en France.

 

Le printemps

Ma saison préférée, point barre. Avec un climat très agréable et des températures humaines sans aucune humidité, c’est l’un des très rares moments de l’année, où on peut se promener dehors sans souffrir. Début avril, c’est aussi la période des cerisiers en fleur et des hanami, et rien que pour ça, on en oublie le froid glacial de l’hiver et la canicule de l’été. Le véritable printemps, je parle de celui où il fait vraiment bon vivre ne dure qu’un maximum tde rois semaines avant que l’humidité et la mousson ne débarquent. Il faut donc en profiter.

 

L’automne

Très similaire au printemps au niveau climatique (et dans sa durée aussi), l’automne réel ne dure que quelques semaines en octobre. A la place des cerisiers en fleur, on peut contempler le changement de teinte des feuilles de plusieurs arbres dont les plus impressionnantes restent celles des érables. Une splendeur.


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Les ouvertures faciles

Les Japonais demeurent les champions de l’emballage et tous les produits ont été étudiés pour offrir une ouverture facile, un concept que les industriels européens ne connaissent vraisemblablement pas et qui ne manque pas de me faire hurler « gniiii ».

 

Les gens qui ne se plaignent pas

Certes on aimerait souvent leur faire décoller la pulpe du fond car face à des hommes politiques odieux et des conditions de travail ou d’habitât que l’on considérerait comme inhumaine en Occident, les Japonais ne bronchent pas. Mais imaginez une seconde un monde sans grèves qui immobilisent tout, sans manifestations pour un oui ou pour un non… Ce n’est peut-être pas plus mal un peu de silence…

 

L’absence de graffiti

Je ne démordrai jamais sur ce point. J’abhorre ces stupides manifestations puériles d’analphabètes autoproclamés artistes rebelles. Pourquoi devons-nous subir de tels vomis graphiques décadents ? Au Japon, à l’exception de certains quartiers de Tokyo et Yokohama (et encore, ils semblent beaucoup moins nombreux qu’à Paris), on n’en voit pour ainsi dire aucun. Même à Nagoya dont la population est à peu près égale à celle de Paris, rien… Quant au rames de métro japonaises, aucune n’a subi le type les dégradations que l’on connaît dans la capitale française.

 

La politesse japonaise

Je n’évoquerai pas les nombreuses expressions qui n’existent pas en français, je l’ai déjà fait ici. La politesse est constituée de plusieurs petites attentions délicates dont on ne peut ignorer le côté quasi mignon. Prenez la Poste par exemple. Afin que vous puissiez coller votre timbre sur votre enveloppe, on met à votre disposition de petites éponges spéciales circulaires légèrement humidifiées. Egalement, quand un livreur vous apporte un colis et que vous êtes absent, il laisse toujours un avis de passage qui vous permet de le rappeler pour qu’il vous relivre à l’heure de votre choix…

 

L’ambiance

Que serait le Japon sans cette ambiance souvent indescriptible. Pour Howard, c’est une odeur spécifique, que je n’ai personnellement jamais réussi à déterminer mais dont je comprends le concept. Une sorte de mélange d’effluves de restaurants, d’encens émanant de temples et de tatami. Pour moi quand je ferme les yeux, c’est un brouhaha de personnes qui s’expriment en japonais mais dont on parvient à déceler quelques groupes : des lycéennes qui rient en cœur, des obasan qui caquètent etc. Quand je les ouvre, c’est une foule composés d’uniformes d’école ou d’entreprise, des costumes cravates gris et noirs et des attirails vestimentaires m’as-tu vu avec une mascotte kawaii dessinée quelque part sur un poster au loin.

 

Les cas sociaux

Dieu sait qu’Ougl aurait été beaucoup moins poilant sans eux. J’espère que nous en verrons autant en France.

 

A suivre

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