Worms

Publié le par Ludo

J’ai beau ressentir un dégoût profond pour les vers, je ne rechigne jamais à une partie de Worms. Cette nouvelle mouture disponible depuis avril sur le PlayStation Network reprend les grandes lignes de son aînée sortie sur Xbox Live Arcade il y a quelques années : des graphismes toujours aussi simples mais passés en haute définition, une grande part de chance dans les actions, un bonne dose de sadisme et un choix d’armes plutôt limité par rapport aux versions antérieures sorties sur PS1 mais à un tarif nettement plus bas.

Vous manipulez les quatre vers de votre équipe, à tour de rôle contre d’autres adversaires. Le jeu peut accueillir quatre joueurs, soit seize vers au total. Pendant votre tour, vous devez profiter du temps limité pour infliger le plus de dommage à vos concurrents au moyen d’armes diverses et en tentant d’utiliser les éléments du décor : mines, baril d’essence et eau (cette dernière étant fatale à vos visqueux compères). Votre arsenal renferme des objets classiques (bazooka, uzi, fusil à deux coups, grenades, attaques aériennes...), d’autres moins conventionnels (pichenette, coup de poing façon Street Fighter...) et d’autres complètement délirants (mouton explosif, bombe banane etc.).  Cette version bénéficie d’armes supplémentaires qui manquaient vraiment à l’épisode Xbox : la sainte grenade, la batte de baseball, l’âne de ciment et surtout le super-mouton (un mouton explosif qui s’élève dans les airs grâce à sa belle cape rouge et dont vous dirigez les mouvements). Tous ces outils ont la fâcheuse habitude de se retourner contre vous à un moment ou un autre. Par exemple, il n’est pas rare qu’une explosion projette à vos côtés une mine qui va vous exploser à la figure ou qu’un super-mouton fasse de même car il s’est pris un obstacle proche que vous n’avez pas eu le temps de contourner. Quand un ver meurt, il explose à son tour provoquant ainsi des dégâts à son entourage.

Ce jeu repose donc sur beaucoup de chance comme je viens de le souligner mais aussi sur une forte proportion de fourberie. Les alliances ou pactes de non-agression ne durent jamais bien longtemps.

Bref, que vous soyez fan de la série, ou que vous n’y avez jamais goûté, jetez-vous dessus les yeux fermés, vous ne le regretterez pas. Bien qu’il soit possible d’y jouer en ligne, je vous recommande plutôt l’indémodable mode multijoueur local avec des amis.

 

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