Dix choses à éviter au Japon

Publié le par Ludo

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Les chaussures montantes à lacets

Que vous vous rendiez chez l’habitant, dans des restaurants avec pièces en tatami, dans certains temples ou même dans certains hôpitaux, on vous demandera de vous déchausser. Vous comprendrez alors que vous avez fait une erreur monumentale en étant chaussé de tels intruments de supplice qui vous demandent cinq minutes de patience à chaque fois. Vous remarquerez du coup que beaucoup de Japonais possèdent soit des chaussures sans lacet ou à velcro, soit des chaussures trop grandes dont les lacets n’ont été noués qu’une fois depuis leur achat.

 

Les pistes de ski

Loin de pouvoir me vanter d’une expérience solide de la montagne nipponne, j’ai néanmoins pu tester les pistes de ce pays à cinq reprises dans cinq endroits différents. A l’exception de l’un d’entre eux où on pouvait voir quelques bosses sur une dénivelée honnête, tous les autres offraient des pentes sans aucun relief avec un angle où un skieur sans élan mettrait deux heures pour descendre 30 mètres (et j’exagère à peine). Ajoutez à ce manque de challenge, une foule de vacanciers souvent dissuasive et des tarifs douloureux.

 

Les restaurants français

Les touristes font en général preuve de bon sens en ne se rendant que dans des échoppes locales mais si vous êtes résident, vous risquez fort de vous retrouver un jour dans un établissement dit français. Il faut vraiment faire preuve de vigilance dans ce cas car on en trouve quatre catégories : les véritables restaurants tenus par de vrais Français et affichant des prix astronomiques, les restaurants « fidèles » tenus par des chefs japonais ayant étudié en France et affichant des prix exorbitants et enfin les restaurants « Canada Dry » tenus par des chefs japonais n’ayant jamais mis le pied en France, mélangeant allégrement jusque dans les drapeaux de décoration, France et Italie et affichant des tarifs élevés (plus bas néanmoins que les deux premiers) et les arnaqueurs qui n’ont de français que le nom et qui vous proposent des « plateaux de fromage » composés de Kiri et de camembert local bon marché à un tarif scandaleux. Si on vous donne le choix, préférez un Italien. Ce n’est pas forcément bon marché mais c’est déjà plus abordable et vous avez moins de chance de repartir déçu.

 

L’été

Vous avez déjà passé des semaines entières sous le soleil sans vous laver ? Moi non plus, mais j’imagine que cela doit ressembler à l’été nippon où quel que soit le nombre de douches que vous prenez dans la journée, vous ressortez toujours dégoulinant de cette sueur maudite qui ne vous quitte jamais, ni même pendant le sommeil.

 

Les parcs d’attraction

Oubliez Disneyland Tokyo et Universal Studio à Osaka car la plupart des temps, vous aurez toutes les chances de goutter à l’équation 3h minimum de queue=40 secondes de montagnes russes.

Grâce aux grands travaux dont le Japon a le secret, il existe un peu partout des parcs de dimension plus humble. A part quelques-uns qui s’en sortent à peu près (Tokyo Safari Park, Nagashima Spaland au nord de Nagoya, Expoland à Osaka, Parque Espana etc.), une multitude n’attire personne. Par exemple le Villaggio Italia du port de Nagoya a fermé ses portes récemment, la faute essentiellement à des produits italiens vendus à prix prohibitifs, un autre parc à Yoro consacré à l'architecture moderne et dont les infrastructures ne répondaient pas aux normes de sécurité a fait de même et je me demande bien ce qu’il est advenu du Flower and Fruits Park de Kobe où je m’étais rendu à mes débuts au Japon en 1995. On pouvait y admirer un authentique château à l’européenne en carton pâte bien kitch qui n’abritait rien, quelques parterres de fleurs et c’est à peu près tout. A dire vrai, je ne me souviens pas avoir vu un seul fruit.

 

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Tout ce qui est estampillé « grand luxe »

Quelques pas dans les allées des grands magasins ou quelques coups d’oeil sur les émissions télé vous conduiront à la découverte de denrées censées conjuguer à la fois rareté extrême et qualité divine pour des prix non seulement hallucinants mais aussi impardonnables. Des petits exemples ? Un sushi au thon gras à 1500 yens (11€). Un melon à 20000 yens (150€). 200g de viande de boeuf pour 50000 yens (373€)... Noté que tout cela, avec un peu de jugeote, reste facile à éviter.

 

La piscine

Sachez d’abord que les tatouages sont interdits, une mesure à l’origine pour empêcher l’accès des yakuza mais qui touche à leur grand dam beaucoup d’étrangers. Régulièrement des hauts parleurs demanderont à tous les baigneurs de sortir de l’eau afin d’effectuer des exercices d’assouplissement (cela ne concerne pas heureusement les grandes piscines à vague de certains parcs). Mais le plus gênant tient dans le nombre de baigneurs justement. Notez bien que j’ai utilisé le terme de « baigneurs » plutôt que « nageurs » car dans les pires moments, la concentration de personnes vous pousse à une promiscuité forcée (voici un exemple plutôt extrême).

 

Les cabarets

Vous avez envie de voir des filles enlaidies par un maquillage qui allie le pire du clown et de la prostituée tout en vous faisant racketter en un temps record ? Allez-y, vous ne le regretterez pas !

 

Les trajets en voiture

Le trafic étant complètement saturé, tout déplacement s’avère vraiment fastidieux. Mon record jusqu’à présent : 6h30 pour 250 km.

 

Les petits pains des combini

Certes, dans le lot on trouve de bonnes surprises mais dans l’ensemble vous aurez toutes les chances de tomber sur des abbérations culinaires telles que des gaufres soit disant belges au pur goût d’huile réutilisée, des pains viennois fourrés à la margarine, ou des hot-dogs remplis de la mayonnaise la plus industrielle possible. Si vous voulez à coup sûr quelque chose de bon, tapez plutôt dans les cheese-cake, les sweet-potato, les dorayaki et les anpan, ou rendez-vous dans une pâtisserie.

 

A suivre...

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