Dix événements qui ont marqué ma vie au Japon, 3ème et dernière partie

Publié le par Ludo

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Naoko

 

Je me souviendrai toujours de ma première rencontre avec mon épouse. C’était à De La Fantasia, fin mars 2005. Elle était déjà mignonne, un brun timide et très souriante. En toute franchise, je n’avais à l’époque pas de vues sur elle. J’ignore encore pourquoi, mais je me sentais très à l’aise à ses côtés et n’hésitai pas dès le début à plaisanter avec, bien que je ne la connaissais pas. Notre premier moment de complicité mémorable fut lorsqu’une dame bizarre vint me faire d’étranges propositions.

Quelques mois plus tard, nous étions ensemble. Quand j’y repense, il n’y eut pas de forcing d’un côté ou de l’autre pour en arriver là. Tout se déroula très naturellement et c’est sans aucune appréhension ni angoisse que je lui déclarai ma flamme. Elle fut touchée par mes mots mais décida de réfléchir. Les trois jours suivants furent un véritable cauchemar en ce qui me concerne : l’assurance avait fait place aux doutes et j’attendais à tout moment un coup de fil de sa part m’annonçant que finalement elle souhaitait ne plus me voir. Le coup de fil arriva bien mais ne collait avec aucun scénario que j’avais imaginé : elle voulait me rendre visite un dimanche. Je ne savais pas quoi tirer de cette tournure des événements... Une fois arrivée chez moi, je lui laissai quelques minutes pour s’asseoir, pour que nous parlions de la pluie et du beau temps et attaquai le vif du sujet par la question suivante : « Alors ? Tu as réfléchi. ». Les secondes suivantes, mon rythme cardiaque accéléra dangereusement, puis tout en restant assise à la japonaise, elle inclina son buste et me répondit : « Fais de moi ta petite amie » (une traduction approximative d’une phrase qui rend beaucoup mieux en japonais d’ailleurs). Je vis depuis dans un état d’euphorie continue et nous nous surprenons souvent en constatant que la force de nos sentiments ne s’est jamais dégradée. Beaucoup de choses ont changé pourtant depuis 2005. Nous avons vécu ensemble à Nagoya, nous sommes mariés, avons voyagé, avons émigré vers la France... mais toujours avec la même ferveur amoureuse. Nul doute que cela restera toujours ainsi.

Petit apparté : si au niveau longueur, ce chapitre demeure plus court que le précédent, sachez que c’est pourtant l’événement qui a le plus marqué ma vie.


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L’appartement

 

A la mi-décembre 2001 à Nagoya, je possèdais enfin mon propre logement. J’allais pouvoir enfin démarrer ma propre vie d’expatrié. Soit, le loyer n’était pas donné, le bruit insupportable, les pigeons (pendant les deux premières années avant que je mette un filet) immondes, je m’y cognais sans arrêt mais c’était mon, puis notre, hâvre de paix et sa proximité des gares de train et de métro, des boutiques et des restaurants le rendait très pratique.

 

Vendredi soir

 

Pendant tous les soirs de fin de semaine à partir de septembre 2002 jusqu’à mars 2004, nous étions plusieurs collègues de la même zone à nous retrouver dans une izakaya vers 17h. Notre groupe très cosmopolite était constitué de deux Britanniques, d’un Polonais, d’un Canadien d’origine croate auxquels venaient s’ajouter plus ou moins régulièrement par la suite un Camerounais, deux Américains, un Néo-Zélandais, deux Australiens, une Canadienne d’origine jamaïcaine et j’en passe... Certes, les débats dérapaient parfois en dispute mais d’une manière générale, nous rigolions beaucoup et ne buvions pas moins. La soirée se poursuivaient en comité plus réduit dans un bar, aujourd’hui disparu, qui servait du Dubonnet et préparait les meilleurs croque-monsieurs du monde.

 

 

Les séismes d’intensité 4

 

Je n’avais jamais pris les tremblements de terre au sérieux, pensant que les plus gros n’arrivaient qu’aux autres, jusqu’au jour où je subis une secousse d’intensité 4.

Plus de détails ici.

 

Iriomote

 

Au même titre que Kushimoto, Iriomote possède de splendides fonds marins très facilement accessibles. L’île reste tout simplement l’endroit qui m’a le plus enchanté au Japon, et je fais le serment d’y remettre les pieds un jour !

 

A suivre...

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