Problèmes de transit

Publié le par Ludo

Le 24 juillet dernier, nous avons démarré notre périple pour la France, comme on le raconte désormais dans les chaumières. Décidés à économiser au maximum, nous étions prêts et heureux de refuser un vol direct. Cette opération qui nous avait coûté 140000 yens par personne en décembre dernier, s’était révélée bien plus onéreuse cet été. Nous prîmes sans sourciller le moins cher : Nagoya/Shanghai/Paris par l’inconnue China Eastern pour la même somme que cet hiver.

La première partie du trajet se déroula sans problème et il nous fallut que deux heures pour relier la Chine. Nous étions fin prêt à découvrir l’aéroport de Shanghai Pudong, flambant neuf, en arborant fièrement le ravissant autocollant qui permettrait au personnel au sol de nous identifier pour nous guider vers la zone de transit. Nous savions que démarrerait là la partie la plus pénible du voyage, puisque nous devions poireauter neuf heures avant le prochain  vol.

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Première surprise : l’appareil s’arrêta non pas près d’un satellite mais loin de tout. Nous fûmes flanqués dans une navette qui nous emmena à un hall gigantesque où des kilomètres de files d’attentes s’étaient formés sur une centaine de mètre de largeur. C’était l’immigration. Epouvantés par cette vision, nous guettions la moindre personne chargée de nous guider, car étant en transit nous n’avions pas à quitter la zone internationale. Nous aperçûmes un comptoir surplombé d’une pancarte « transfer » où une jeune fille semblait s’ennuyer ferme. Nous lui montrâmes nos passeports et nos billets et je tentai de négocier une place confortable pour mes jambes. Je fus surpris de constater que la pauvre ne parlait pas un mot d’anglais. Le comble : son boulot consiste à s’occuper des personnes en transit et elle ne sait parler que chinois…

Bref, elle me fit signe qu’elle avait vaguement compris ce que je lui avais dit. Munis de nos cartes d’embarquement, nous lui demandâmes alors où procéder. Elle nous dit alors qu’il fallait monter un escalier sur la gauche et que la zone d’embarquement se situait à l’étage. Nous jetâmes un œil autour de nous et rien ne laissait entrevoir un quelconque escalier…

Afin d’être sûr d’avoir bien compris, je lui redemandai au cas où : elle me confirma qu’il fallait faire la queue comme les autres à l’immigration (et peu importe si nous étions en transit ou non).

Avant d’y arriver, nous devions franchir le poste géré par des hommes en blouse blanche et une caméra thermographique, puis présenter notre passeport une première fois à un policier bourru.

Soudain, les médecins apostrophèrent un Européen qui était passé un peu trop précipitamment en des termes qui m’ont choqué. Je ne connais que très peu le chinois mais je sais reconnaître le mot qui signifie « métèque ».

Parvenus devant le policier, nous lui expliquâmes que nous étions en transit, espérant que l’on nous éviterait de passer l’immigration pour emprunter une route adaptée. Celui beugla en mandarin, sans jamais me regarder et me pointa du doigt un petit bureau à une trentaine de mètres derrière nous avec des piles de papier dans tous les sens.

Ah, nous devions remplir un premier papier : celui qui stipulait que nous n’avions pas été en contact avec de la volaille.

 

A suivre

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