Piques et flammes

Publié le par Ludo

Grande amatrice d’acuponcture, Naoko recherche depuis que l’on vit ensemble une enseigne qui lui donnerait autant de satisfaction que celle dont elle avait l’habitude mais malheureusement situé à côté de chez ses parents, à une heure de chez moi.

Depuis plus de six mois, elle enchaîne donc les cabinets en vain. Soit les types lui font mal, soit c’est très cher, soit c’est trop loin. Désespérée, elle décida de retourner chez son acuponcteur préféré et je l’accompagnai.

L’homme ne se cantonne pas de la transformer en hérisson puisqu’il effectue aussi des massages, du shiatsu et du moxa (appelé okyû お灸 au Japon).

Le shiatsu, contrairement au massage qui reste une technique française, vient du Japon et se distingue par un nom qui prête à sourire. Comme vous le constatez, je n’en sais pas plus. Oui parfois dans Ougl, on doit bouger soit même pour s’instruire.

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Le moxa, que l’on peut pratiquer chez soi, relève purement et simplement du domaine de la torture. Avec une base autocollante, il se fixe sur la peau après avoir été allumé comme un bâton d’encens. La « mèche » fait à peine plus de cinq millimètres de longueur. Pendant qu’il se consume, il procure à sa victime une légère chaleur plutôt agréable jusqu’à ce que la braise atteigne le bas du dispositif et provoque une sensation de brûlure intense ainsi que des cris de douleur insupportables. Puis tout s’achève brusquement et une petite dose d’huiles essentielles vient calmer le jeu.

Parfois je me demande si Naoko n’a pas inventé le masochisme. Il faut la voir hurler à la mort puis relâcher un « rhâââ » de soulagement suivi de ces mots : « bon le suivant, tu me le mets sur la nuque ». Au final, on aperçoit des rougeurs sur tous les endroits touchés mais qui disparaissent assez vite.

Revenons aux aiguilles. Très fines, elles sont insérées par le spécialiste à des points précis, non pas d’un coup net mais en suivant le rythme cardiaque du patient et en effectuant de légères rotations. Elles sont laissées en plan entre vingt et trente minutes (durant lesquelles Naoko écrase ferme), puis retirées très rapidement.

Naoko essaie inlassablement de me persuader d’essayer mais franchement, ça ne me tente pas du tout. Vous supporteriez, vous, une tige de métal sur le haut du crâne et un cylindre incandescent sur les reins ? Moi non !!!

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