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Publié le par Ludo

De nouveau de passage à l’aéroport de Shanghai-Pudong à notre retour de France, nous hésitâmes longtemps avant de refuser de retirer de l’argent pour avoir accès aux boissons des distributeurs automatiques du complexe nettement plus réconfortantes que la pitoyable eau stérilisée disponible dans des bornes disposées tous les vingt mètres. Devoir retirer une certaine somme juste pour un coca ne valait pas vraiment le coup. Amusé de voir que tous les rafraîchissements que nous connaissons bien portaient un nom en idéogramme en Chine, contrairement au Japon où les boissons étrangères ne se voient pas ainsi modifiées, je décidai de prendre un cliché de la machine. C’est là que je constatai que l’appareil avait été importé du Japon et que les Chinois n’avaient pas même pris la peine de retirer les inscriptions nippones « boissons froides » !

 
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Par extrapolation, je crois que l’on pourrait résumer la pensée chinoise ainsi : si l’on peut faire d’une certaine manière, pourquoi s’ennuyer à faire autrement. Autrement dit, ce qui importe vraiment c’est le résultat et pas la forme. Cela expliquerait pourquoi Naoko et moi-même puis ses parents et Daishi fûmes contraints de passer l’immigration alors que nous étions en transit : pourquoi s’embêter à utiliser du personnel pour gérer la chose alors qu’au bout du compte, on arrive au même résultat, à savoir les passagers en transit prêts pour le vol suivant.

 

Une philosophie qui, si elle ne parvient pas à mettre toutes les parties d’accord, s’avère bigrement efficace et économique.

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