Edy

Publié le par Ludo

Depuis peu, on voit fleurir un peu partout des bornes arborant le logo Edy. Il s’agit d’un nouveau mode de paiement électronique. Au moyen d’une carte spéciale, d’une carte de crédit compatible ou d’un téléphone portable à la norme Felica, vous pouvez effectuer vos achats sans avoir à vous soucier de la petite monnaie.

Certes, la technologie était disponible depuis quelques années. Mon nouveau téléphone portable acquis l’année dernière incorporait même cette fonction mais le nombre de commerces proposant le système restait très limité.

Aujourd’hui tous les combini Sankusu et Circle K offrent ce service, ainsi que les magasins de location de vidéo de la chaîne Geo, Yamachan et la totalité des restaurants de la flambante neuve Lucent Tower dont nous reparlerons prochainement. Dans de nombreux cas, vous pouvez redéposer de l’argent sur votre compte, soit dans les combini, soit au moyen de petits distributeurs (la limite étant fixée à 25000 yens, 162 euros). Je n’en ai d’ailleurs vu que dans la Lucent Tower…

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J’ai adopté le système au départ, dès que la PS3 a offert la prise en charge du pasori : un lecteur Edy que l’on branche d’ordinaire en USB sur un PC. Jusque là, les achats en ligne sur le PlayStation Store ne pouvait s’effectuer que par carte de crédit. J’ai bien dû essayer cinq fois de me faire faire une carte de crédit au Japon mais tout s’est soldé par une lettre de refus sans mentionner une seule raison. Il existe une discrimination certaine dans ce domaine vis-à-vis des étrangers. Le fait d’être marié arrange parfois les choses mais pas nécessairement, si j’en crois mes collègues, mais j’avoue ne pas avoir retenté ma chance depuis. Bref, en l’absence de cartes prépayées pour le PS store comme il en existe pour le Xbox live de la Xbox 360, je n’avais donc aucune autre solution.

Pour tous les achats, qu’ils soient en ligne ou non, je n’ai qu’à poser mon téléphone sur le module. Celui-ci produit alors une lumière bleue et une petite sonnerie indique que le règlement a été réalisé. Il est bien sûr possible de voir à tout moment l’état du compte en allant dans le menu dédié du téléphone.

Découlant d’Edy, la compagnie ferroviaire JR Higashi-Nihon propose depuis quelques années Suica. Cela fonctionne sur le même principe : cartes spéciales ou via votre téléphone portable. Au moment de passer le portique (entrée ou sortie), vous n’avez qu’à passer votre portable (ou votre carte) sur un capteur. On retrouve ce principe sur les pistes de ski à Hakuba d’ailleurs. Le seul problème, c’est que Suica est propre à l’agglomération de Tokyo.

A Nagoya, JR Tokai a investi dans un autre système depuis le début de l’année : Toica, identique à Suica mais incompatible avec les téléphones portables. Les usagers doivent donc acheter une carte spéciale, déjà chargée avec un montant de 2000 yens que l’on peut bien sûr recharger à volonté par la suite. L’inconvénient de la carte par rapport au portable, c’est que l’on ne peut pas aussi facilement vérifier l’état de ses finances. Il faut se rendre à un distributeur de tickets et y placer sa carte pour le savoir, ou alors vérifier le montant qui s’affiche à chaque passage de portique… J’utilise malgré tout Toica car cela me permet de gagner un temps précieux : pas besoin de sortir son argent, de passer au distributeur et donc d’y faire parfois la queue…