Vol avec effraction

Publié le par Ludo

Je surfais tranquillement sur la toile assis confortablement dans le fauteuil de notre chambre à coucher quand soudain, un bruit énorme retentit et me fit sursauter. Quelque chose en verre semblait avoir explosé sous un impact inconnu à quelques mètres hors de la pièce. Je pensai tout de suite à la parois en verre de la salle de bain qui venait tout juste d’être posée mais un coup d’oeil rapide suffit à me faire comprendre que les dégats se trouvaient ailleurs. Je me rendis dans la chambre voisine et stupéfait, contemplai une myriade de bris de verre éparpillés sur toute la surface et vitre de la fenêtre présentait un trou d’une vingtaine de centimètres de diamètre. En faisant attention où je posais les pieds, je me mis en quête de l’objet qui avait provoqué la chose. Dans mon esprit, il devait s’agir d’une pierre bien que l’idée que quelqu’un s’aventure dans le jardin au-delà du portail pour la lancer vers une fenêtre du premier étage me semblait saugrenue. On pouvait également écarter l’hypothèse du coup de feu puisque je n’avais entendu aucune déflagration.

Ne trouvant rien, je descendis au rez-de-chaussée afin de me munir d’une balayette. De retour sur les lieux du crime, j’entendis un bruit très inquiétant : une sorte de râclement rapide mais bref provenant de sous le lit. Je commençai même à paniquer quand celui-ci se fit entendre de nouveau. La chose devait être énorme. Puis, tel un jouet mécanique dont on vient de remonter la manivelle, un oiseau de bonne taille apparut, encore KO du choc qu’il avait subi et tentant de fuir en ramant de ses ailes sur le sol. C’était une faisanne. La collision avait dû être terrible étant donné la répartition des bris de verre : on en voyait dans les quatre coins de la chambre, sur le lit et jusque dans le couloir. La bête saignait même légèrement du bec. Avec beaucoup de mal, je capturai l’animal qui bien décidé à fuir et récupérant de plus en plus vite ses forces, se débattait comme un forcené envoyant des gerbes de plumes à chaque mouvement. Avec fermeté mais en essayant de ne pas le blesser, je lui plaquai les ailes contre le corps et me rendis dehors pour le rendre à la nature. Le volatile ne demanda pas son reste et déguerpit d’un vol rapide et paniqué. Le ménage qui s’en suivit me demanda pas mal de temps.

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Question : mais pourquoi donc cette faisanne a t’elle choisi de défoncer un carreau de cette fenêtre ? Il s’agirait d’une grande baie vitrée, je comprendrais qu’un oiseau ait du mal à la voir mais là...

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