Après de longs mois d’absence, l’abécédaire revient avec le « Q » de :
Quai
Lorsqu’ils attendent un transport en commun, les Japonais font généralement preuve d’une grande civilité puisqu’ils forment bien sagement une file d’attente composée de deux personnes par rang (dans le cas du train, Meitetsu excepté, et du métro). Celle-ci se divise en deux files qui se placent chacune d’un côté d’une issue à l’arrivée de la rame. Une fois les portes ouvertes, un flot de passagers sort du train et ceux qui patientaient les laissent passer avant de poser le pied à l’intérieur du wagon. Cela se déroule de la sorte la plupart du temps. Hélas, et j’ai même l’impression que cela survient de plus en plus, on rencontre des barbares :
L’agoraphobe : Il est debout devant vous en pole position de la file mais il se tient à deux mètres (sans exagération) derrière la ligne de sécurité. Quand le train entrera en gare, et seulement quand il ouvrira ses portes, il se placera plus près. J’ai trouvé la parade à ce genre d’individu puisque je me positionne devant et jamais on ne m’a rien dit.
La star : Il va rester là où il est sans avancer d’un pas à l’arrivée du train puisqu’il attend le suivant. La règle veut que l’on se décale sur le côté en pareil cas mais la vedette se sent trop importante et aime bloquer tout le monde.
L’homme qui valait trois milliards : Quand il pénètre dans le wagon, il le fait très lentement, au ralenti, et en se plaçant de telle manière qu’on ne peut le doubler. Le plus frustrant c’est que tous les places libres sont prises après son cirque et qu’il ne s’assied même pas !
Le furtif : il arrive discrétement au niveau des portes sans faire la queue, ou bien sort de la file d’attente pour se poster devant les autres, comme ça, l’air de rien.
La vieille : Pire qu’un missile ballistique, elle arrive de nulle part, bouscule tout sur son passage sans dire un mot, vous piétine en prime, et s’assied dans le moindre espace. Il faut la comprendre : une fois les passagers dans le train, il n’existe quasiment plus aucune civilité et il est rare de voir des gens céder leur place à des personnes âgées.
NB : sur les quais de campagne, on respire.
A suivre...





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