Le Château Ambulant
La semaine dernière, le dernier long métrage d’animation de Hayao Miyazaki, ハウルの動く城 (le Château Ambulant) est apparu en DVD au Japon après avoir pulvérisé tous les records d’entrée au cinéma sur l’archipel. Pour ceux qui n’aurait jamais entendu parlé de ce génie, Hayao Miyazaki est à l’origine d’œuvres inoubliables comme le Voyage de Chihiro ou Mon Voisin Totoro, qui font passer tout autre dessin animé pour de la bouse de yack sur un pigeon lépreux.
Surnommé à tort « le Walt Disney japonais », il a toujours su offrir à ses fans de l’émerveillement, du rêve et des émotions authentiques sans jamais tirer la corde du business comme le fait si bien la firme à la souris en short. Là où Disney épuise à outrance la même recette commerciale à savoir : un héros brave, un grand méchant, un héros secondaire drôle, un deuxième héros secondaire mignon tout en massacrant par ses modifications arbitraires les contes auxquels il s’inspire, Miyazaki et son studio Ghibli proposent de vrais réflexions sur des sujets aussi graves que l’écologie, la guerre, le respect des autres et le travail…
Naoko eut la bonté et la force suffisante de m’apporter le même jour la bouteille de Beaujolais Nouveau et le coffret du film en question. Tous ceux qui avaient réservé le DVD dans un combini bénéficiaient donc de plusieurs bonus : un jeu de cartes, un poster et un morceau de la pellicule du film.
Comme pour le Voyage de Chihiro, la version japonaise du Château Ambulant offre d’emblée deux langues pour les voix : le japonais et le français. Cela prouve une nouvelle fois que les plus gros amateurs de Ghibli demeurent bien les habitants de l’Hexagone après les Japonais.
Plutôt que de vous dévoiler l’intrigue, je ne saurais que trop vous conseiller de vous le procurer, si ce n’est déjà fait. Il en va de même pour toutes les œuvres du maître que je recommande à tous, quel que soit l’âge (à l’exception de Princesse Mononoké qui pourrait choquer les tous petits).