Adieux au collège
Début mars dernier, j’assistais à la cérémonie de remise des diplômes de mon collège secondaire, quelques semaines avant celle de Naoko. Les effectifs très réduits des troisièmes (48 élèves sur deux classes) promettaient une ambiance plus décontractée que la normale même si comme pour toute manifestation de ce genre, on suit un plan bien défini.
Les enfants des classes inférieures, garçons d’un côté et filles de l’autre, avaient déjà pris place dans le gymnase et étaient rejoints petit à petit par quelques parents.
Les murs avaient été placardés de posters présentant chacun des lauréats au moyen de trois photos correspondant aux trois années passées au collège et d’un mot de remerciement rédigé par les intéressés à l’intention de leur famille.
Après un discours émouvant de quinze minutes (et je le dis sans ironie pour une fois), le principal appela un à un les futurs lycéens pour leur remettre leur certificat. Ceux-ci, après avoir suivi un parcours réglé au millimètre où ils suivaient les lignes tracées au sol, s’inclinaient devant la plus haute personnalité du collège alors qu’une courte vidéo les mettant chacun en scène étaient projetée sur un écran géant. Je trouvai l’idée excellente.
Leur feuille de papier roulée et placée dans un tube, ils sortirent pour la dernière fois du gymnase, non sans émotions.
Afin d’immortaliser leur dernier jour en uniforme de collège, les filles se mirent à s’écrire des messages sur leur col de marin.
Une dizaine de minutes plus tard, les troisièmes empruntèrent une haie d’honneur formée par leurs cadets et précédés de leur professeur principal. Les larmes avaient laissé place à une joie teintée de fierté.
Rapide, plus humaine, bien pensée et émouvante, ce fut sans nul doute la meilleure cérémonie de remise des diplômes qu’il m’ait été donné de voir et la dernière en ce qui me concerne dans un collège.