Et voici Nagoya
Howard : Loin de moi l’idée de vouloir jouer les blasés, mais il faut bien reconnaître que Nagoya, malgré ses 2 millions d’habitants, n’est pas la plus belle ville du Japon. Passée la fascination qu’exerce tout de même ce qui constitue la troisième agglomération japonaise (si j’ai bon), la ville ne regorge pas vraiment de musées, monuments, ou endroits typiques dont le visiteur est avide.
Les rues sont souvent larges, bordées d’immeubles assez hauts, souvent impersonnels. Cela est dû principalement au fait que Nagoya a longtemps été une métropole industrielle (Toyota n’est pas très loin), qui a de plus beaucoup souffert de bombardements pendant la guerre.
Cependant , malgré son apparence de ville asiatique ultramoderne, il y existe bien de nombreux lieux intéressants, et qui ne figurent pas souvent sur les guides, car dans des endroits parfois décentrés, ou inattendus: pêle-mêle, le très beau temple de Toganji, la Warp Zone située sous la gare de Nagoya, (d’où aucun être doté d’un sens de l’orientation normal ne peut s’extirper en moins d’une heure), un étonnant parc-public-dont-je-ne-me-souviens-pas-du-nom de plusieurs dizaines d’hectares, pratiquement pas aménagé, presque sauvage (il y avait des serpents !), et pourtant situé au cœur de la ville. Les rues commerçantes couvertes d’Osu méritent à elles seules le détour.
Le problème, c’est qu’il faut chercher par soi-même (en l’occurrence, cuisiner Ludo), vu que mon guide Hachette ne consacre qu’une colonne et demi à Nagoya (contre 60 pages pour Tokyo au sens strict)...
Enfin, les trottoirs sont souvent très large, et il est possible d’y faire du vélo en (relative) sécurité dans toute la ville, au point de pouvoir tenir en même temps son appareil photo à bout de bras...
Ludo : Je confirme que Nagoya n’est pas la plus belle ville du Japon, sans pour autant atteindre la laideur d’Osaka, grâce notamment à ses espaces verts. Pour le reste il faut avouer que la quatrième ville du Japon (si l’on ne considère pas Yokohama comme une partie de la banlieue de Tokyo) ne suscite pas autant d’intérêt que la capitale ou la région d’Osaka. Il faut en effet vraiment chercher par soi-même les lieux intéressants ou alors attendre que ceux-ci apparaissent. Le centre de Nagoya a subi d’importantes mutations depuis mon arrivée avec l’apparition de plusieurs immeubles et restaurants intéressants qui feront l’objet d’un article très prochainement. La Warp Zone, ces rues souterraines qui se prolongent sur des kilomètres dans le quartier de la gare et à Sakae, continue de s’étendre. A côté de ces constructions modernes et de tous les travaux qui en résultent, on trouve aussi des havres de paix comme Howard l’a décrit (le parc en question s’appelle Heiwa kôen). Nagoya s’améliore petit à petit et c’est tant mieux.