Salade composée
2007 fut une année très chargée en scandales dans le monde de l’agro-alimentaire.
Des entreprises qui vendaient des produits périmés ou croyaient à la loi des trois secondes (qui stipule que si l’on ramasse un aliment tombé par terre avant que ce temps soit écoulé, on ne risque rien), ont été découvertes puis montrés du doigt (Fujiya, Akafuku etc.). Plus récemment, c’est l’affaire des gyoza, qui a fait grand bruit et a fragilisé les relations sino-japonaises. Suite à plusieurs plaintes de consommateurs nippons hospitalisés, on a découvert que certains exemplaires contenaient une dose dangereuse d’insecticide…
Le mois dernier, un jeune homme de 19 ans qui avait acheté un hamburger dans un combini souffrit de douleurs gastriques. L’aliment contenait en fait des hameçons !
Il y a quelques mois, nous fîmes de courtes emplettes dans notre combini préféré. Naoko avait envie d’une salade. De retour à la maison, Naoko commença à manger puis se mit à hurler. Elle venait de découvrir ceci.
En deux temps, trois mouvements, nous retournâmes à la supérette pour en faire discrètement part aux vendeurs. Ce genre de plat frais n’étant évidemment pas préparé sur place, il ne nous aurait servi à rien d’enguirlander les responsables de la boutique. La tenancière horrifiée s’excusa alors pendant dix bonnes minutes en nous promettant de se plaindre aux producteurs. Elle nous remboursa et continua à s’excuser en nous proposant une nouvelle salade gratuite mais Naoko n’était bien sûr guère tentée.
La fois suivante (peut-être un mois plus tard), nous retournâmes au combini (nous n’y allons qu’épisodiquement). La tenancière nous reconnut et nous remit un sac en s’excusant de nouveaux une bonne centaine de fois. A l’intérieur une quantité incroyable de gâteaux plutôt luxueux…