Dix plats typiquement japonais à dévorer la bave aux lèvres
Takoyaki たこ焼き
Déjà présentés ici, les takoyaki ont toujours fait l’unanimité chez ceux auxquels je les avais faits goûter. Ces sortes de choux à la crème (mais sans crème) originaires d’Osaka renfermant un tronçon de pieuvre et recouverts entre autres d’une sauce de type barbecue, d’algue verte en poudre, de katsuobushi (copeaux de bonite séchée) pourraient disparaître plus rapidement dans le gosier s’ils n’étaient pas aussi brûlants pour le palais.
Okonomiyaki お好み焼き
Emblème d’Osaka au même titre que les takoyaki, l’okonomiyaki ressemble à une galette à base de chou découpé dont les morceaux sont retenus entre les autres par une pâte à crêpe dense, dans laquelle on met un peu ce que l’on veut. Okonomi お好みsignifie d’ailleurs « suivant ses goûts » et yaki 焼き veut dire « cuisson ». On peut donc y trouver des tranches fines de viande de porc, du calmar, des oeufs ou même du fromage fondu. Hiroshima revendique l’invention de ce plat et y ajoute des soba, ce qui n’est ma foi pas mauvais. Quel que soit le style, l’okonomiyaki est recouvert de sauce de type barbecue, de poudre d’algue verte, de katsuobushi et parfois aussi de sakuraebi (petites crevettes séchées).
Katsuo tataki 鰹たたき
Prenez de la bonite (katsuo) crue, donnez-lui un léger coup de chalumeau sur les bords pour les brunir et présentez le tout en sashimi avec des tiges d’oignon vert découpées, du gingembre et de la sauce de soja. Un régal !
Negima yakitori ネギ間焼き鳥
Le yakitori consiste en une petite brochette de viande de poulet. Il peut s’agir de la chair bien sûr mais aussi simplement de foie, de coeur, de peau, de cartilage etc. J’affectionne particulièrement le negima : des morceaux de viande de poulet séparés les uns des autres par un morceau de tige d’oignon vert. On vous propose souvent deux assaisonnement au choix : une sauce aigre-douce ou sel et poivre. Je recommande la deuxième option.
Tempura 天ぷら
Tout est bon en tempura (aliment pané et plongé dans l’huile) : crevettes, champignons divers, poissons, pieuvre, calmar, oignons, citrouilles etc. Le tout se déguste accompagné d’une petite sauce légèrement acide dans laquelle trempe du raifort rapé.
Tako imo タコ芋
Spécialité de Naoko, il s’agit d’une variété de pommes de terre locale, satoimo 里芋, que l’on a laissée longuement mijoter pour qu’elle fonde littéralement dans la bouche, avec de la pieuvre rendue ainsi beaucoup plus tendre qu’à l’accoutumée. Un mariage étonnant mais qui vaut le détour.
Aubergines 茄子
Ce légume pour lequel je n’éprouvais avant mon arrivée au Japon qu’un intérêt limité reste l’un de mes préférés dans ce pays. D’une taille et d’un calibre bien inférieur à sa cousine occidentale, l’aubergine nipponne se consomme souvent en tsukemono, l’équivalent de nos cornichons. Coupez la en fines tranches que vous placerez dans un sac en plastique avec du sel. Remuez le tout en malaxant la base du sachet et attendez quelques heures. Vous m’en direz des nouvelles.
Calmar au barbecue 焼きイカ
Enorme fan de calmar à l’origine, je reçus comme une claque la première fois que j’en cuisis un morceau au barbecue, comme ça, tel quel et sans même mettre du sel. C’est comme si vous découvriez l’automobile pour la première fois : comment se fait-il que vous vous déplaciez à pied jusque là ?
Tebasaki 手羽先
Yukimi daifuku 雪見大福
Terminons par un dessert exquis quoiqu’un peu cher à mon goût puisqu’on ne le trouve vendu que par deux (en portions consistantes j’entends) pour 120 yens environ. Une fine couche de mochi (pâte de riz malaxé) saupoudrée de sucre glace recouvre une boule de crème glacée à la vanille. Le mochi tempère d’ailleurs parfaitement le froid de la glace. Dommage qu’il n’y en ait pas plus dans une boite...
A suivre...