C'est combien?
J’ai toujours détesté de toutes mes tripes ces boutiques mal tenues où l’on propose à très bas prix des fripes flanquées n’importe comment sur les étalages, des gadgets au goût douteux ou des presse-papiers du genre « chien hideux en porcelaine » mais je dois admettre tant bien que mal que c’est dans ces endroits que l’on fait les meilleures affaires. Au Japon, si on ne trouve pas à proprement parler de ces « magasins à farfouille », on peut néanmoins trouver son bonheur dans les 100 yens shop (prononcer hyaku en shop). Pour la modique somme de grosso modo 70 centimes d’euro, vous bénéficiez d’un choix immense : verres, cartes du Japon, corbeilles en plastique, nouilles instantanées, paquets de vingt pinces à linge, etc.
La blague à ne pas faire dans un tel commerce, c’est celle qui consiste à demander au vendeur le prix d’un produit. Je suis sûr qu’ils doivent entendre ça dix fois par jour.
Ce formidable fruit de la technologie moderne acquis pour la somme dérisoire décrite plus haut se place sur l’embout d’un robinet (celui de ma cuisine en l’occurrence). Au passage de l’eau et grâce à une mécanique secrète qui force l’admiration, il bat des ailes. Cela fait deux ans que je le possède, je me demande toujours pourquoi je l’ai acheté… Son côté mignon peut-être. Zut ! Je suis contaminé !
