شُكْران モロッコとツニジアパビリオン
Après avoir visité les pavillons d’Asie du Sud-est les plus accessibles, je pris le long chemin périphérique qui mène aux différentes zones. Il n’était pas loin de midi et je me suis dit que l’heure du repas arrivant, les gens, ces créatures stupides qui pensent et agissent en groupe comme un vil essaim d’abeilles, délaisseraient les files d’attente pour se remplir l’estomac. Si tout marchait comme sur des roulettes, d’une part j’irais plus vite (calembour de haute volée) et aussi je pourrais pénétrer dans l’un des endroits les plus bondés : le Global Common 3. Ce complexe regroupe les pays du Maghreb, la Grèce, la Bulgarie, la Turquie et les pays d’Europe Occidentale.
Harcelé toutes les demi-heures par mes étudiants, que je croisais au hasard de mes déambulations, pour savoir si j’avais vu le bâtiment français, je pensai que c’était le moment ou jamais de m’y rendre, sans réelle conviction.
Arrivé sur place, je me rendis compte que tout le monde avait hourdi un plan machiavélique similaire. Impossible dans mon état de patience pour un jour aussi chaud de faire la queue (en moyenne une heure et demi) pour l’Espagne, l’Allemagne ou la France. Je me rabattis sur ce que j’avais sous les yeux : le Maroc, et je fus tout bonnement épaté. Dans un décor superbe, avec en son centre une splendide fontaine, le pavillon marocain demeure un havre de paix (et de fraîcheur). La grande partie de la construction ressemble certes à un café mais le contrat est rempli pour ce qui est du dépaysement. J’y dégustai même un thé à la menthe tout en papotant en français avec les responsables, après m’être délesté de 600 yens pour un minuscule verre (la moyenne des tarifs pratiqués a l’Expo).
Je visitais ensuite la Tunisie et succombait devant des pâtisseries typiques. Les vendeuses me poussèrent sans trop de difficulté à l’achat et je me ruinai en dépensant 2100 yens pour sept minuscules friandises dont la taille ne dépassait pas celle d’une noix (300 yens l’unité, aïe !).
A suivre…
