Principes de base de l’écriture japonaise
Avant d’aborder un à un les différents systèmes d’écriture, et maintenant que vous savez comment prononcer le japonais, il est nécessaire de bien comprendre comment tous ces sons peuvent être écrits.
Voici une phrase simple qui signifie « Tous les jours je regarde la télévision » :
On constate, un peu aidé quand même par les couleurs, qu’elle se compose de trois graphies différentes. La rouge est constitué de symboles plutôt arrondis, la bleue de symboles plutôt carrés et la verte, de caractères beaucoup plus élaborés.
La rouge s’appelle hiragana. C’est l’alphabet syllabaire le plus utilisé dans la langue japonaise et on peut écrire tous les mots japonais par ce biais.
La bleue se nomme katakana. C’est aussi un alphabet syllabaire. On peut aussi en théorie écrire tous les mots avec mais il sert avant tout à écrire les mots de provenance étrangère comme ici le mot テレビ terebi (télévision).
La verte porte le nom de kanji. Il ne s’agit plus d’alphabets mais de caractères (idéogrammes, pictogrammes etc.) pour la plupart issus du chinois. Un kanji peut vouloir dire un mot tout comme cinq kanji peuvent constituer un mot. Certains mots, les verbes par exemple, se composent d’un mélange de hiragana et de kanji. La vrai difficulté du japonais par rapport au chinois réside donc dans le fait qu’un kanji possède souvent au moins deux prononciations (et jusqu’à six ou plus dans certains cas) selon qu’il est associé ou non à d’autres kanji ou hiragana ou bien selon le contexte. Contrairement aux deux alphabets syllabaires, on ne peut pas écrire tous les mots japonais avec les kanji. Certaines formules verbales, adjectifs, locutions, prépositions etc. sont impossibles à écrire de cette manière.